Pays

Afrique du Sud

La croissance économique a ralenti, à 0.3 % en 2016, mais devrait rebondir à 1.1 % en 2017 et maintenir cette trajectoire ascendante les années suivantes.

Les perspectives de croissance seront tirées par une croissance mondiale un peu plus forte, des conditions météorologiques plus favorables, un approvisionnement électrique fiable, un climat social plus stable, le retour de la confiance des entreprises et des consommateurs, et la stabilisation des prix des produits de base.

La stratégie d’industrialisation est orientée vers la promotion de l’entrepreneuriat, ce qui contribuera à créer des emplois.

Algérie

En 2016, la croissance du PIB réel a atteint 3.5 % au lieu de 3.8 % l’année précédente, principalement à cause des prix bas du pétrole.

En juillet 2016, le gouvernement a adopté un nouveau plan de croissance économique (2016-30) axé sur le secteur privé et sur une stratégie triennale de stabilisation du budget.

L’industrie, hors secteurs pétrolier et gazier, ne représente plus que 5.0 % du PIB en 2016, contre 35 % à la fin des années 80, aussi les autorités envisagent une ré-ndustrialisation de l’Algérie.

Angola

La croissance économique de l’Angola a progressé de 1.1 % en 2016, mais elle devrait remonter à 2.3 % en 2017 et 3.2 % en 2018, en raison de l’augmentation prévue des dépenses publiques et de meilleurs termes de l’échange avec le cours du pétrole qui se redresse.

L’Angola doit accroître ses investissements dans le capital humain et poursuivre sa diversification économique pour réduire sa vulnérabilité économique afin de passer à un statut de pays à revenu intermédiaire d’ici 2021.

Le développement des industries locales et le renforcement des compétences en matière d’entrepreneuriat sont des éléments cruciaux pour renforcer la reprise économique et favoriser une croissance inclusive.

Bénin

En 2016, la croissance économique du Bénin a ralenti, passant de 5.2 % en 2015 à 4.0 % selon les estimations, principalement à cause du contexte électoral et de la croissance plus
faible au Nigéria.

Les années 2017 et 2018 devraient connaître une reprise de la croissance avec des taux attendus de 5.5 % et 6.2 % respectivement, en raison de la mise en oeuvre du Programme
d’action du gouvernement 2016-21 qui prévoit un doublement du taux d’investissement sur la période.

Le soutien à l’entrepreneuriat dans la transformation des produits agricoles et la transition vers le secteur formel notamment peuvent contribuer à l’industrialisation de l’économie et permettre d’assurer une croissance durable et plus inclusive.

Botswana

L’économie s’est redressée en 2016, avec une croissance de 2.9 %, stimulée par le rebond du marché mondial du diamant.

Les perspectives de croissance restent favorables mais dépendent essentiellement de la poursuite du rebond du marché mondial du diamant, d’une meilleure fiabilité del’approvisionnement en eau et en électricité, ainsi que de réformes.

Pour être moins vulnérable aux chocs, le pays devra accélérer le rythme de ses réformes visant à renforcer sa compétitivité et à améliorer le climat des affaires afin de promouvoir l’industrialisation et l’entrepreneuriat.

Burkina Faso

Après la période de troubles sociopolitiques, une reprise vigoureuse de l’activité économique est attendue en 2017 avec un taux de croissance de 8.4 %, favorisée par le dynamisme de l’industrie extractive et l’investissement public.

Pour consolider la reprise, le Burkina doit relever deux défis : améliorer l’efficacité du taux d’absorption des dépenses d’investissement, et endiguer la menace djihadiste.

Les réformes économiques engagées dans la politique sectorielle de l’industrie, du commerce et de l’artisanat 2011-20 ont permis l’émergence de l’entrepreneuriat ;
toutefois, la création d’entreprises du secteur industriel s’est faite dans l’industrie extractive, peu dans l’agroalimentaire.

Burundi

Après la récession enregistrée en 2015 par un recul du PIB de 3.9 %, le Burundi a renoué avec la croissance en 2016, mais à un rythme trop faible (0.9 %) pour améliorer les conditions de vie de la population.

Les dépenses liées à la crise socio-politique ont creusé le déficit budgétaire, qui a représenté 6.7 % du PIB en 2016, et provoqué un recours excessif à l’endettement intérieur, tandis que le gel de la coopération des bailleurs de fonds affecte les budgets sociaux.

L’économie burundaise est dominée par le secteur informel. Il compte de multiples micro et petites entreprises agroalimentaires orientées vers le marché local.

Cabo Verde

Après avoir subi l’impact des crises financières qui ont frappé l’Europe et le monde, l’économie du Cabo Verde est repartie à la hausse de plus de 3.2 % en 2016. Cette tendance devrait se poursuivre, et le PIB enregistrer une hausse de 3.7 % en 2017 et de 4.1 % en 2018.

Le Cabo Verde est à la croisée des chemins : après cinq années de politique budgétaire contracyclique visant à compenser une période de faible croissance et une accumulation rapide de la dette, un changement de paradigme s’impose désormais pour que le secteur privé devienne le moteur de la croissance.

S’il veut lever les obstacles actuels à son industrialisation (difficultés d’accès au marché, cherté de l’énergie et insuffisance du transport interinsulaire), le Cabo Verde doit coordonner ses politiques sectorielles, améliorer son environnement des affaires et renforcer son intégration régionale.

Cameroun

La croissance se situe à 4.7 % en 2016 mais elle baisse d’un point par rapport à 2015 en raison du recul du secteur secondaire et plus particulièrement des industries extractives.

Une politique de diversification accrue de l’économie dans le secteur primaire et la rationalisation des choix d’investissement en infrastructures permettent d’atténuer les
déséquilibres budgétaire et du compte courant.

Dans une perspective d’industrialisation, la valorisation des productions agro-sylvopastorales et l’exploitation judicieuse des ressources minières, minérales, énergétiques se prêtent à une montée dans les chaînes de valeurs, sous réserve de réformes sectorielles et de l’amélioration de l’environnement des affaires.

Comores

La croissance économique s’est élevée à 2.1 % en 2016, en raison d’une crise de l’électricité persistante, mais les efforts du nouveau gouvernement pour la résoudre et assainir les finances publiques laissent présager d’une croissance de 3.4 % en 2017 et 4.1 % en 2018.

Les élections de 2016 ont débouché sur une alternance politique, avec l’élection d’un nouveau président et des gouverneurs des trois îles de l’archipel, tous issus de l’opposition.

Avec une base économique très étroite et une prédominance du secteur informel, les Comores restent faiblement industrialisées (10 % du PIB) et envisagent de se doter d’une stratégie en ce sens, dans un cadre régional.

Congo

Dans un contexte international difficile, marqué par le net repli des cours du pétrole, la croissance a fléchi à -2.4 % en 2016 contre 2.6 % en 2015 et devrait atteindre 0.5 % en 2017.

Bien que la pauvreté soit passée de 50.2 % à 37 % de la population entre 2005 et 2011, les performances sociales du Congo demeurent mitigées, avec des indicateurs sociaux en contradiction avec son statut de pays à revenu intermédiaire (PRI).

Malgré un fort potentiel, le secteur industriel ne s’est pas développé pour devenir la force motrice de l’économie et de sa transformation structurelle.

Côte d’Ivoire

La croissance économique continue d’être forte, mais repose encore sur l’exploitation et l’exportation de matières premières principalement agricoles, soumises aux aléas des cours mondiaux et du climat.

Des avancées importantes ont été observées en termes d’accès aux soins de santé, d’accès à l’éducation et de protection sociale, néanmoins, la croissance des cinq dernières années s’avère insuffisante au regard d’une demande sociale importante.

Des réformes politiques importantes ont été conduites en 2016 dans un contexte encore marqué par une faiblesse de l’opposition et d’importants mouvements sociaux.

Djibouti

Tirée par de grands projets d’investissement, la croissance s’est maintenue à 6.3 % en 2016, et devrait atteindre 6.7 % en 2017 et 6.8 % en 2018.

Après s’être creusé au cours de deux années consécutives, le déficit budgétaire s’est amélioré en 2016, mais le niveau d’endettement du pays demeure critique, avec une économie de services centrée sur les transports.

La faible densité du tissu économique et sa faible diversification appellent à une transformation structurelle de l’économie en vue de permettre au pays de réaliser son potentiel.

Egypte

Les perspectives économiques pour 2017 restent d’un optimisme prudent, et reposent dans une large mesure sur la capacité du gouvernement à maintenir le programme de réformes à mettre en oeuvre efficacement la stratégie de développement durable.

Si les réformes des politiques économiques et structurelles sont mises en oeuvre, la croissance devrait s’accélérer avec le retour de la confiance des investisseurs, malgré les problèmes intérieurs et les turbulences économiques mondiales qui persistent.

Globalement, l’Égypte peut s’appuyer sur le potentiel des secteurs industriel et entrepreneurial pour inverser la tendance de fond, à savoir une croissance faible et non inclusive et des perspectives d’emploi médiocres.

Erythrée

La croissance du PIB réel a ralenti à 3.8 % en 2016, contre 4.8 % en 2015, reflétant les défis dans l’environnement des affaires et de l’investissement, et l’insuffisance des capacités dans les institutions publiques.

Les pouvoirs publics ont décidé de recourir aux ressources d’appui supplémentaire de la Facilité d’appui à la transition de la BAfD, ce qui devrait renforcer la résilience du pays et améliorer les moyens de subsistance de la majeure partie de la population rurale.

L’Érythrée bénéficie d’une riche tradition entrepreneuriale qui, en dépit des contraintes telles que le déficit de l’offre d’énergie, l’inadéquation des compétences et la médiocrité de l’infrastructure de télécommunications, apporte un potentiel d’industrialisation et de croissance du secteur privé.

Ethiopie

La croissance du PIB réel s’est infléchie à 8.0 % en 2015/161, contre 10.4 % pour l’exercice précédent, et elle devrait se maintenir à 8.1 % en 2016/17 et 2017/18.

Des manifestations de protestation contre la marginalisation politique et économique ont secoué les régions d’Oromia et d’Amhara en 2016. En octobre 2016, les autorités ont déclaré l’état d’urgence pour une durée de six mois et adopté une panoplie de mesures pour ramener le calme.

Les plans nationaux de développement de l’Éthiopie mettent au premier plan la promotion d’une industrialisation tirée par les exportations, et misent en particulier sur l’industrie légère. La contribution du secteur industriel au PIB, à l’emploi et aux exportations est cependant encore faible.

Gabon

La croissance du PIB réel a diminué, passant de 4.0 % en 2015 à 2.9 % en 2016, principalement à cause des prix bas du pétrole.

La diversification économique devrait tenir compte du chômage important, notamment chez les jeunes (46 % des moins de 25 ans sont sans emploi) et d’un taux de pauvreté de
4.3 %.

Afin d’encourager l’entrepreneuriat et l’industrialisation, l’État met un accent particulier sur le développement de compétences professionnelles de la jeunesse.

Gambie

En 2016, la croissance gambienne s’est tassée à 2.1 %, sous l’effet de dérapages dans la mise en oeuvre des réformes et des incertitudes électorales, mais elle devrait remonter à 3.5 % en 2017, puis à 4.8 % en 2018, dans le contexte d’une transition politique pacifique.

Les perspectives économiques dépendent de la capacité du nouveau gouvernement à opérer une transition rapide et sans heurts afin de mener les réformes qui s’imposent et de jeter les bases de la transformation structurelle.

La politique industrielle pâtit du manque d’infrastructures essentielles et d’innovation technologique, mais aussi de l’insuffisance de l’intégration régionale, qui ne permet pas à
l’économie gambienne de tirer profit d’un marché beaucoup plus vaste.

Ghana

On estime que la croissance du PIB réel a ralenti pour la cinquième année consécutive, notamment en raison du resserrement des politiques monétaire et budgétaire, mais elle devrait rebondir en 2017 et 2018 à la faveur d’une embellie de l’économie non pétrolière et de l’entrée en production de nouveaux puits de pétrole.

Les élections de décembre 2016 ont installé au pouvoir le principal parti d’opposition, ce qui devrait se traduire par certains changements dans l’orientation des politiques, avec l’introduction notamment de mesures visant à stimuler le développement du secteur privé.

Bien que l’industrie constitue le deuxième plus gros contributeur au PIB du Ghana, il serait possible d’accroître ses performances en ciblant mieux les politiques et programmes l’aide à ce secteur, ainsi qu’en donnant la priorité à des mesures destinées à améliorer l’accès au financement et à s’attaquer aux problèmes de compétences et d’infrastructures.

Guinée

En 2016, l’économie guinéenne a enregistré une croissance de 4.9 %. Ce rebond, impulsé par l’apaisement politique et la bonne tenue des secteurs minier et agricole, intervient après deux années de faible croissance (1.1 % en 2014 et 0.1 % en 2015) principalement dues au virus Ebola.

Le défi de la cohésion sociale et de la réduction des inégalités reste prégnant, face à une pauvreté endémique, encore plus marquée dans les zones rurales.

La transcription en progrès économique et social de la vision des autorités pour la transformation du pays est entravée par un déficit systémique de capacités de l’administration et une mise en oeuvre fragmentée et faiblement coordonnée des décisions et actions.

Guinée équatoriale

Le PIB réel s’est contracté de 8.2 % en 2016 et devrait de nouveau diminuer de 5.9 % en 2017. Cette récession est liée à une plus faible production dans les secteurs pétrolier et gazier.

Les importantes recettes tirées de l’exploitation des hydrocarbures ont permis de poursuivre en 2016 les grands changements structurels que connaît le pays depuis plus de 20 ans, tant sur le plan des infrastructures que du développement humain.

Un des défis majeurs pour stimuler l’entrepreneuriat est l’ouverture du marché, en particulier l’amélioration du climat des affaires et une meilleure intégration régionale.

Guinée-Bissau

La croissance du PIB réel, qui devrait selon les prévisions s’établir aux alentours de 5.0% en 2017 et en 2018, devrait contribuer à renforcer la reprise après la période de transition, mais l’incertitude politique demeure un frein à un réel décollage économique.

Les perspectives économiques et sociales demeurent fragiles car fortement dépendantes du secteur de l’anacarde, de la continuité des réformes amorcées et du climat politique.

L’industrialisation du pays passe par la reconstruction d’infrastructures de base, notamment des transports et de l’énergie qui ne peuvent actuellement soutenir l’éclosion du secteur secondaire, par une amélioration du climat des affaires, ainsi que par un renforcement du capital humain.

Kenya

La croissance du PIB réel a progressé, passant de 5.6 % en 2015 à 6.0 % en 2016 selon les estimations, et devrait progresser en 2017 et 2018, à la faveur d’investissements importants et de l’expansion du secteur des services.

L’environnement macroéconomique a été marqué par la stabilité, avec une inflation à un seul chiffre (autour de 6.0 % en 2016), dans le contexte du lancement de la campagne pour les élections législatives d’août 2017.

Le Kenya possède un secteur de l’entrepreneuriat bien développé par rapport à ses voisins, mais pourrait lui donner plus d’importance sur la scène mondiale en accroissant les investissements dans les technologies de l’information.

Lesotho

L’économie du Lesotho est sur la voie de la reprise : la croissance du PIB, essentiellement tirée par l’essor du secteur tertiaire et les investissements miniers, ressort à 3.1 % en 2016 et elle devrait poursuivre sur sa lancée en 2017 et 2018.

Malgré l’embellie économique, la pauvreté s’est accrue sous l’effet du chômage et des inégalités : elle touche actuellement 56.2 % de la population. Le Lesotho doit s’attaquer plus résolument à ce fléau pour parvenir à un développement plus inclusif.

La politique actuelle lie entrepreneuriat et industrialisation, ce qui est essentiel pour créer des emplois. Elle pourrait être soutenue par une multitude de facteurs, dont l’entrepreneuriat technologique, qui est au coeur de tout processus de transformation structurelle significatif.

Libéria

Les faibles prix des produits de base continuent de peser sur l’économie du Libéria, qui s’est contractée de 0.5 % selon les estimations en 2016. La croissance économique devrait
se renforcer à moyen terme et se situer autour de 4.0 % en 2017.

Le gouvernement sera confronté à une tâche difficile : il devra rester concentré sur les priorités de développement pendant une année électorale, tout en composant avec une
faible croissance qui pèse sur les recettes, une capacité d’emprunt limitée et des pressions accrues sur les dépenses liées à la sécurité et aux élections.

Le gouvernement poursuit un certain nombre de mesures pour diversifier l’économie, accroître la productivité et l’entrepreneuriat, et promouvoir la création de valeur ajoutée et l’investissement dans le secteur agricole.

Libye

La croissance du PIB réel de la Libye est ressortie à -8.1 % en 2016, contre -10.1 % l’année précédente, grâce à une légère amélioration de la production de pétrole. Elle devrait se
redresser à -4.9 % en 2017, après l’exemption du plafond d’approvisonnement de l’OPEP, la reconquête des ports dans l’est du pays et la réouverture d’oléoducs.

En lutte permanente pour le pouvoir, les gouvernements rivaux ne parviennent pas à trouver un terrain d’entente.

L’instabilité politique, la crise humanitaire et l’insécurité continuent d’entraver les efforts de reprise du contrôle de l’économie, et la plupart des stratégies nationales, notamment celles axées sur l’industrialisation et l’entrepreneuriat, restent en suspens.

Madagascar

L’économie a progressé de 4.0 % en 2016 et devrait s’élever à 4.5 % en 2017, après cinq années de faible croissance.

Cette perspective suppose cependant un environnement politique stable et la mise en oeuvre des réformes structurelles.

Pour rattraper son retard en matière d’industrialisation et favoriser une croissance inclusive, Madagascar doit mener à bien sa stratégie de développement des zones économiques spéciales (ZES) tout en aidant les très petites entreprises à se transformer avec l’aide d’un secteur financier adapté aux besoins des « jeunes pousses ».

Malawi

La croissance économique est restée atone en 2016, à 2.7 %, principalement en raison de la sécheresse engendrée par El Niño. Elle devrait toutefois ressortir à 4.0 % en 2017, puis à 5.0 % en 2018.

Le Malawi a été l’un des pays d’Afrique australe les plus gravement touchés par la sécheresse, 36 % de sa population ayant nécessité une aide alimentaire. Le pays doit impérativement devenir plus résilient aux chocs climatiques pour assurer sa sécurité alimentaire et parvenir à un développement durable.

Pour créer des conditions propices à l’industrialisation, le pays devra s’appuyer sur une politique nationale cohérente de promotion et de développement de l’entrepreneuriat, qui
suppose des initiatives multiformes pour améliorer l’environnement des affaires, développer les compétences et renforcer la prestation de services d’appui au développement des petites, moyennes et micro-entreprises (MPME).

Mali

La croissance économique a été robuste en 2016 (5.3 %) et devrait se maintenir en 2017 grâce à une forte demande intérieure.

Malgré la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale en juin 2015, la situation sécuritaire a été préoccupante en 2016, avec des attaques incessantes de rebelles contre les forces de l’ONU et l’armée nationale, mais aussi entre eux.

Le secteur entrepreneurial, modeste et concentré autour de la capitale Bamako, présente de réelles opportunités d’investissement, mais doit faire face à des obstacles importants que s’attachent à lever les autorités.

Maroc

La croissance au Maroc s’est limitée à 1.5 % en 2016, en raison de la mauvaise pluviométrie, mais elle est attendue à 3.7 % en 2017.

Les élections législatives ont abouti en octobre 2016 à la victoire du Parti de la justice et du développement (PJD, droite islamiste).

La COP22 s’est tenue à Marrakech en novembre 2016 et a abouti à l’entrée en vigueur rapide de l’Accord de Paris, ratifié par 115 pays, représentant plus de 75 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Maurice

L’économie a connu une croissance modérée, estimée à 3.6 % en 2016, contre 3.4 % en 2015, reflétant une légère augmentation de l’investissement intérieur pratiquement neutralisée par une demande extérieure atone.

La stabilité politique et la bonne gestion macroéconomique continuent d’inspirer confiance aux investisseurs. L’amélioration des compétences et des niveaux de productivité devrait permettre au pays d’être plus compétitif et innovant.

L’État s’est montré fermement déterminé à promouvoir l’industrialisation et l’entrepreneuriat pour favoriser une croissance économique durable et accroître sa compétitivité.

Mauritanie

La croissance de l’économie a progressé, passant de 2.0 % en 2015 à 3.1 % en 2016 selon les estimations, malgré une baisse drastique des cours du minerai de fer.

Les perspectives économiques sont plus favorables à court et moyen terme, notamment grâce aux perspectives de productions minières et industrielles à la hausse, aux bonnes performances de l’agriculture et de la pêche et à la poursuite des réformes structurelles.

L’amélioration du climat des affaires est cruciale pour l’émergence d’une véritable classe d’entrepreneurs nationaux susceptibles d’intensifier l’industrialisation et de générer des emplois décents, contribuant ainsi à réduire la pauvreté et les inégalités sociales.

Mozambique

La croissance du PIB est tombée à 4.3 % en 2016 en conséquence de la rigueur budgétaire, du ralentissement des investissements directs étrangers et de l’affaire des dettes « cachées ». Elle devrait remonter à 5.5 % grâce aux exportations du secteur extractif.

Bien que l’incidence de la pauvreté ait diminué, le nombre de personnes pauvres reste plus ou moins stable, et l’on observe un creusement des inégalités.

Le secteur manufacturier, très faible, n’emploie que 3.2 % de la population. Il se compose de micro et petits entrepreneurs (90 %).

Namibie

La croissance s’est fortement émoussée en 2016, s’établissant à 1.3 %, mais devrait rebondir en 2017, grâce à la reprise du secteur agricole et à l’accélération de la production des nouvelles mines.

Les mesures d’assainissement budgétaire en cours, qui ont pour but de réduire la dette publique et d’améliorer la balance des opérations courantes, vont devoir protéger les
investissements publics vecteurs de croissance.

La stratégie « Growth at Home » en faveur de l’industrialisation et la politique de promotion des petites, moyennes et micro-entreprises établissent des bases solides pour la diversification et la création d’emploi, mais le rythme des réformes de l’environnement des affaires doit s’accélérer pour soutenir l’entrepreneuriat.

Niger

L’activité économique s’est redressée en 2016 avec un taux de croissance de 5.2 % contre 3.5 % en 2015, portée notamment par la production agricole ; pour 2017, une consolidation de la croissance est attendue, avec un taux de 5.6 %.

Les actions terroristes et les menaces sécuritaires provenant de pays voisins (Mali, Libye et Nigéria), la chute des cours internationaux du pétrole et de l’uranium, associées à une croissance lente de l’économie nigériane, continuent d’affecter la situation économique du Niger.

L’entrepreneuriat au Niger s’exerce principalement dans le secteur informel ; quant à l’industrialisation, elle reste faible et confrontée à plusieurs défis, notamment des difficultés d’approvisionnement en électricité.

Nigéria

En 2016, pour la première fois depuis plus de deux décennies l’économie du Nigéria est entrée en récession en raison des chocs économiques négatifs, des politiques économiques incohérentes et des problèmes de sécurité dans les États du nord-est et du Delta.

Une reprise économique modérée est attendue pour 2017, et le PIB réel devrait croître de 2.2 %, sous l’effet combiné d’une progression des dépenses d’infrastructure et d’un retour de la production pétrolière à ses niveaux antérieurs.

Le gouvernement a mis en place un plan-cadre intégré pour des programmes de développement dans le nord-est, soutenu par des interventions de protection sociale ciblées dans tout le pays. L’investissement privé est en tête des priorités pour promouvoir la diversification de l’économie grâce à l’entrepreneuriat et à l’industrialisation dans les principaux secteurs qui sont ceux de l’agro-industrie, de l’industrie manufacturière et des activités extractives.

Ouganda

La croissance de l’économie ougandaise a ralenti pour s’établir à 4.8 % en 2016 contre 5.5 % l’année précédente, mais devrait augmenter considérablement en 2017 à 5.1 % et 5.8 % en 2018.

L’Ouganda n’a pas réussi à améliorer nettement ses indicateurs du développement humain. Le Plan national de développement (PND II) prévoit toutefois des investissements substantiels, susceptibles de faire progresser le développement du capital humain.

Avec une part importante de sa population active (35.5 %) composée d’entrepreneurs, l’Ouganda est l’un des pays du monde où l’entrepreneuriat est le plus présent. Pourtant, il lui manque une stratégie ou une politique spécifique pour apporter un réel appui à ces entrepreneurs.

République centrafricaine

Malgré une révision à la baisse, le PIB réel devrait augmenter de 5.1 % en 2016, porté par la reprise des industries extractives.

Alors que le pays connaît une certaine stabilité macroéconomique et tente de mettre en oeuvre des réformes structurelles, les autorités ne contrôlent toujours pas l’ensemble du territoire et les populations sont encore victimes de violences.

En raison des crises politiques récurrentes qui surviennent dans le pays, le développement de l’entrepreneuriat, de l’industrie et du secteur privé est extrêmement risqué et peu attractif, même pour les Centrafricains.

République démocratique du Congo

Le taux de croissance de l’économie congolaise a décliné en 2016, passant de 6.9 % en 2015 à 2.5%, mais pourrait repartir à la hausse pour atteindre 4.0 % en 2017 et 5.2% en 2018 avec la remontée anticipée des prix des matières premières du pays.

La RDC a enregistré quelques progrès en matière de développement humain en 2016, mais les acquis restent fragiles.

Des efforts importants sont à déployer pour une opérationnalisation des cadres stratégiques en matière d’entrepreneuriat et d’industrialisation du pays.

Rwanda

La croissance du PIB réel a ralenti pour se chiffrer à 6.0 % en 2016, et l’inflation globale a augmenté de 7.2 %, atteignant le plus haut niveau depuis 2012.

Le Rwanda connaît toujours la paix et la stabilité. Les préparatifs pour l’élection présidentielle d’août 2017 ont débuté et la Constitution a été révisée afin de modifier l’encadrement du nombre de mandats présidentiels.

La stabilité macroéconomique et un climat d’investissement de plus en plus attractif créent un environnement favorable aux start-ups, aux entrepreneurs et à d’autres acteurs du secteur privé.

Sao Tomé-et-Principe

Selon les estimations, l’économie de Sao Tomé-et-Principe a progressé de 5.0 % en 2016, essentiellement sous l’impulsion des investissements dans l’agriculture et du tourisme, et la croissance devrait se poursuivre en 2017 et 2018 à un rythme de 5.5 % en moyenne.

Le pays a connu des progrès selon l’indice Ibrahim de la gouvernance africaine, passant de la 13e place en 2015 à la 11e place en 2016, ce qui reflète les efforts déployés pour améliorer la bonne gouvernance.

L’économie est tributaire des technologies et intrants venus de l’étranger, et l’écosystème industriel est très limité, mais le gouvernement n’a pas défini de stratégie d’industrialisation.

Sénégal

Le taux de croissance est estimé à 6.7 % en 2016 ; il est projeté à 6.8 % en 2017 et 7.0 % en 2018.

L’indice Ibrahim de la gouvernance africaine (IIAG) classe le Sénégal 10e sur 54 en 2016 et parmi les 3 pays ayant amélioré leurs performances dans les 4 catégories de l’indice.

Le parc industriel sénégalais est dominé par les petites et moyennes entreprises (PME), qui représentent 92.5 % du parc, mais les grandes entreprises (7.5 % du parc) contribuent à 90 % de la valeur ajoutée.

Seychelles

La croissance est tombée à 4.8 % en 2016, alors qu’elle s’établissait à 5.7 % en 2015 après une période de croissance solide qui a permis aux Seychelles d’accéder à la catégorie des pays à revenu élevé.

Les perspectives à moyen terme sont modérées : les prévisions de croissance du PIB s’établissent à 3.5 % pour 2017 et à 3.3 % pour 2018, sous l’effet du tourisme, des TIC et de la pêche.

En mettant davantage l’accent sur l’entrepreneuriat, le développement des compétences et une meilleure inclusion financière, les Seychelles pourront parvenir à une croissance plus inclusive et durable, avec une diversification renforcée.

Sierra Leone

Sous l’effet des répercussions délétères de l’épidémie d’Ebola et de l’effondrement du cours du minerai de fer depuis 2014, l’économie de la Sierra Leone a reculé de 21.1 % en 2015.

Le pays a introduit des mesures d’austérité dans son budget 2017, et s’oriente manifestement vers un régime commercial plus restrictif, avec l’instauration de nouveaux droits de douane.

Lancée à la fin de 2016, la Stratégie nationale d’inclusion financière (2017-20) vise à remédier aux problèmes d’accès des PME au crédit.

Somalie

Estimée à 3.7 % pour 2016, la croissance du PIB réel de la Somalie devrait, d’après les projections, régresser à environ 2.5 % en 2017, sous l’effet d’un recul de la production agricole, puis remonter autour de 3.5-4.5 % en 2018-19.

En matière de développement, les principaux défis auxquels le pays doit faire face dans l’immédiat sont la création d’emplois pour les jeunes, la prestation de services sociaux, notamment dans les domaines de l’éducation et de la santé, et la création de moyens d’existence durables.

L’entrepreneuriat privé est un des principaux atouts de la Somalie et le secteur privé est un partenaire majeur des acteurs du développement.

Soudan

La croissance économique devrait ralentir en 2016 pour atteindre 3.0 % en raison de la baisse de la production pétrolière et des déséquilibres macroéconomiques. Elle devrait monter à 3.4 % en 2017 et 3.6 % en 2018, suite à une meilleure performance dans le secteur non pétrolier et à la levée temporaire des sanctions américaines.

Les efforts déployés par les pouvoirs publics pour élargir l’espace démocratique à travers le dialogue national sont de bon augure pour les performances économiques et la stabilité politique.

La proportion d’entrepreneurs soudanais en dehors du secteur agricole est assez importante, mais en raison du nombre limité de programmes en faveur de l’entrepreneuriat, du manque de formations techniques et d’un environnement des affaires difficile, une stratégie nationale cohérente est nécessaire pour stimuler et exploiter l’énergie et le talent des entrepreneurs, et promouvoir une croissance inclusive.

Soudan du Sud

Les performances macroéconomiques ont continué de se détériorer en raison de la situation fragile du pays et du niveau encore faible des cours mondiaux du pétrole, alors que la croissance a reculé de 0.2 % en 2015 et que les déficits du budget et de la balance courante se sont fortement creusés.

Le 14 décembre 2016, le président a annoncé le lancement d’une initiative de dialogue national dans le but de protéger le peuple du Soudan du Sud et de préserver son unité en mettant fin à ses souffrances, en relançant l’économie et en mettant au premier plan la construction de l’État et de la Nation.

Le Soudan du Sud n’a pas d’expérience assez large et significative du développement du secteur privé sur laquelle s’appuyer pour promouvoir une culture de l’entrepreneuriat.

Swaziland

La croissance économique continue de ralentir : elle s’est infléchie à -0.6 % en 2016, principalement en raison d’une grave sécheresse et des pressions budgétaires, et les perspectives restent moroses pour 2017 et 2018.

La situation politique reste relativement stable depuis les élections de septembre 2013, mais le classement du pays laisse encore à désirer dans le domaine de la participation et des droits de l’homme.

Le Swaziland a un secteur industriel de premier plan, mais un entrepreneuriat limité qui pourrait être renforcé par une politique industrielle intégrée pour développer les entreprises locales et créer des emplois productifs dans le pays.

Tanzanie

La croissance du PIB réel est estimée à 7.2 % en 2016 avec le même taux prévu pour 2017, principalement grâce à de solides performances dans l’industrie, la construction, les services de l’information et les secteurs de la communication.

La situation budgétaire est restée saine et l’État poursuit ses efforts pour améliorer la mobilisation des recettes ainsi que l’efficacité des dépenses publiques, ce qui contribuera
au maintien de ces bons résultats.

Le niveau d’industrialisation de la Tanzanie est faible, mais les autorités ont affiché leur détermination à mener à bien leur programme de développement à moyen terme, qui a pour objectif principal d’encourager l’industrialisation afin que le pays réussisse sa transformation économique.

Tchad

En raison des dépenses engagées dans la lutte contre les mouvements djihadistes et de la faiblesse persistante des cours mondiaux du pétrole, la croissance économique, négative en 2016, devrait également l’être en 2017.

Dans un environnement économique, financier et sécuritaire particulièrement difficile, l’amplification des réformes structurelles apparaît indispensable afin de préserver la stabilité macroéconomique en 2017.

Promouvoir une économie entrepreneuriale peut contribuer à une plus grande résilience économique grâce à la diversification des sources de la croissance, des revenus et des emplois qu’elle pourrait générer.

Togo

Le taux de croissance de l’économie est passé de 5.3 % en 2015 à 5 % en 2016 suite à une contraction des investissements publics et à la baisse du trafic portuaire.

Le programme économique du Togo pour 2017-19 vise à baisser la dette publique de 76.0 % du PIB en 2016 à 56.4 % à l’horizon 2021.

Le gouvernement mobilise des financements pour un programme industriel (2016-18) qui a pour objectif la promotion de l’agro-industrie et la mise en place d’un fonds pour l’entrepreneuriat.

Tunisie

La croissance du PIB réel de 1 % est en-dessous des 2.6 % annoncés dans le budget de 2016, mais devrait augmenter de nouveau grâce à la mise en oeuvre accélérée du Plan de développement stratégique 2016-20 (PDS).

Le nouveau gouvernement qui a pris fonction le 31 août 2016 à la suite d’élections s’est prononcé pour une intensification des réformes.

La Tunisie a mobilisé 34 milliards TND (dinars) de promesses de financement public et privé, dans le cadre de la Conférence Internationale sur l’Investissement Tunisie 2020 de novembre 2016, pour soutenir la création de davantage de richesse et d’emplois.

Zambie

Même si les douze prochains mois s’annoncent plus prometteurs pour la Zambie, le pays s’est heurté à des difficultés économiques en 2016, pâtissant, pour la deuxième année consécutive, de la faiblesse des prix du cuivre et d’importantes pénuries d’électricité qui ont entravé l’activité économique.

Après son entrée en fonction en septembre 2016, le nouveau gouvernement a procédé à la mise en oeuvre de son programme de réformes économiques qui vise à améliorer la croissance et à rétablir la crédibilité de son budget, tout en réduisant le déficit des finances publiques

Guidée par une stratégie d’industrialisation, la création d’emplois est l’un des objectifs prioritaires du gouvernement : les emplois formels en Zambie demeurent peu nombreux, ne représentant que 11 % de l’emploi total.

Zimbabwe

En 2016, la croissance du Zimbabwe s’est réduite de plus de moitié par rapport à 2015, tombant de 1.1 % à 0.5 %. En réaction à l’environnement économique difficile, le gouvernement a promulgué un train de mesures, dont une interdiction provisoire des importations, l’émission d’obligations et l’introduction d’un système de planification centrale de l’agriculture.

La croissance du PIB zimbabwéen devrait grimper à 1.3 % en 2017 ; elle sera principalement tirée par les secteurs de l’agriculture (grâce aux précipitations favorables), du tourisme, de l’industrie manufacturière, de la construction et bancaire.

De profondes réformes seront nécessaires pour stimuler l’entrepreneuriat et l’industrialisation, en améliorant l’environnement des affaires et en favorisant la création d’emplois.