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Lesotho

Auteurs : Asha P. Kannan, Edirisa Nseera

  • L’économie du Lesotho est sur la voie de la reprise : la croissance du PIB, essentiellement tirée par l’essor du secteur tertiaire et les investissements miniers, ressort à 3.1 % en  2016 et elle devrait poursuivre sur sa lancée en 2017 et 2018. 
  • Malgré l’embellie économique, la pauvreté s’est accrue sous l’effet du chômage et des inégalités : elle touche actuellement 56.2 % de la population. Le Lesotho doit s’attaquer plus résolument à ce fléau pour parvenir à un développement plus inclusif. 
  • La politique actuelle lie entrepreneuriat et industrialisation, ce qui est essentiel pour créer des emplois. Elle pourrait être soutenue par une multitude de facteurs, dont l’entrepreneuriat technologique, qui est au coeur de tout processus de transformation structurelle significatif. 

La croissance du produit intérieur brut (PIB) du Lesotho, estimée à 3.1 % en 2016 contre 2.8 % en 2015, atteste de la reprise de l’économie résultant du dynamisme du secteur tertiaire, des investissements miniers en cours et d’une croissance régulière du secteur de l’électricité et de l’eau. À moyen terme, la croissance devrait s’accélérer et atteindre 3.5 % en 2017 et 4.6 % en 2018.

Cependant, la pauvreté, les inégalités et le chômage restent les principaux facteurs qui pèsent sur le développement du pays, malgré des taux d’alphabétisation élevés et d’importants investissements sociaux réalisés au fil des ans. Le taux de pauvreté national (à 1.25 USD par jour en parité de pouvoir d’achat) a augmenté et est actuellement de l’ordre de 56.2 %. La majorité des pauvres vivent en zone rurale. Plus de 50 % de la population est au chômage et les inégalités, mesurées par un indice de Gini égal à 0.5, sont jugées inacceptables.

Le Plan national de développement stratégique (2012-17) du Lesotho prévoit d’accroître la participation du secteur privé et de promouvoir l’entrepreneuriat pour stimuler l’industrialisation. À cette fin, il envisage de transformer les institutions de développement des compétences et d’élargir le socle de compétences et la base d’innovation. Bien que la politique actuelle relie l’entrepreneuriat et le cadre d’industrialisation, de nombreux facteurs empêchent de renforcer cette interaction : l’inadéquation des compétences, l’absence de transfert des compétences par les entrepreneurs étrangers qui craignent que les entrepreneurs locaux imitent leurs produits, le manque de compétences entrepreneuriales pour diversifier les produits, la faiblesse de l’entrepreneuriat technologique, qui est au coeur de tout processus de transformation structurelle significatif, et l’absence d’opportunités due au manque d’accès au financement, à l’information et aux infrastructures.

Le rapport sur les Perspectives économiques en Afrique insiste sur la nécessité d’adopter une stratégie agressive contre le chômage, la pauvreté et les inégalités, basée sur des politiques de croissance plus inclusives. Il suggère en outre que le Plan national de développement stratégique (PNDS), qui cherche à élargir le socle de compétences et la base d’innovation et à promouvoir l’adoption des technologies, incite les entreprises chefs de file à resserrer leurs liens avec les entrepreneurs locaux émergents, afin d’accroître l’offre. Il propose également d’intensifier le dialogue avec les entrepreneurs existants en vue de promouvoir le développement des compétences et leur transfert entre entrepreneurs étrangers et locaux.

Esotho

Communiqué de presse

Il faut libérer le potentiel des entrepreneurs africains pour accélérer la transformation industrielle du continent, selon les Perspectives économiques en Afrique 2017.

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