Soutenir les prestataires privés de formation
De nombreux pays estiment que la multiplicationdes prestataires privés permettra de développer demanière durable la formation formelle et informelle.De fait, les incitations à ouvrir des établissements privéspourraient bien être un facteur positif pour augmenterla concurrence entre établissements et, parallèlement,réduire les demandes d’aide publique.
Pour autant, les prestataires privés ne respectent engénéral pas les normes internationales en termes degestion et de qualité pédagogique. En Ouganda, où lesprestataires privés forment plus de 80 pour cent desétudiants formels, l’Association des centre de formationprivés (UGAPRIVI – Uganda Association of PrivateVocational Institutions) a fait de gros efforts pouraméliorer les capacités de ses membres à proposer uneformation de qualité (encadré 38). Il est donc importantque l’État contrôle la qualité des établissements privéstout en assurant une aide financière et technique auxassociations de prestataires privés.
Le développement des établissements privés deformation peut se heurter à des règles d’investissementpesantes, sans parler de cette inconnue : les famillespeuvent-elles et sont-elles disposées à acquitter des fraisde formation, en particulier en dehors des zonesurbaines ?De fait, les établissements de formation nonpublics qui fonctionnent selon les règles du marchédoivent pouvoir récupérer totalement leurs coûts et ilssont amenés à réclamer des frais d’inscription que laplupart des ménages pauvres ne peuvent assumer. Pourréduire le coût de la formation privée et la rendre plusaccessible aux pauvres, le gouvernement ougandaisvient d’opter pour une politique de subvention de laformation dans les établissements privés, dans le cadrede sa politique d’enseignement et de formation postprimairesuniversels. Ce plan comporte une aideindirecte destinée avant tout aux établissements privésinformels, sous forme de contribution à la formationet à la rémunération des formateurs. D’autres mesuresdestinées à faciliter l’accès des groupes défavorisés auxétablissements non publics prévoient par exemple leparrainage d’étudiants pauvres grâce à des ressourcestirées des taxes et des budgets publics, mais aussi amenéespar les ONG et les donneurs.



