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Une volonté politique, une vision et de ladétermination au plus haut niveau de l’État sont lesconditions indispensables à la formulation et à la miseen oeuvre de politiques de DCTP. Les réformes ontsouvent commencé par recadrer l’ETFP dans uneréforme globale de l’éducation.

Ainsi au Ghana en 2006, la présidence a créé une commission sur l’éducation, et le parlement a adopté une loi portantcréation d’un conseil de l’ETFP. Ce texte insistait surle double objectif assigné au conseil : délivrer aux citoyens des compétences monnayables sur le marchédu travail et assurer une formation fondée sur les besoinsdes industriels et l’esprit d’entreprise. Ce conseil devracoordonner l’offre de formations aux compétences techniques et professionnelles dans le secteur formel etinformel, mais aussi harmoniser les stratégies dedéveloppement des compétences des différentsministères. Le Sénégal a suivi une démarche similaire.

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En dépit de l’importance accordée par de nombreuxgouvernements au DCTP, le système de formationreste largement sous-financé en Afrique. D’une manière générale, l’enseignement des compétences techniques et professionnelles et, plus particulièrement, l’ETFP formel, sont des services onéreux, car les locaux, le matériel, les équipements et leur maintenance sont coûteux.

En moyenne, les budgets de l’éducation réservent2 à 6 pour cent pour le DCTP et, le plus souvent, ces sommes concernent pratiquement exclusivement l’ETFP formel. Les contraintes budgétaires des États ont sérieusement pesé sur l’aptitude des pouvoirs publics à assurer un financement adéquat et durable des établissements publics de formation.

 

 

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