• Le Togo a connu une croissance de 3.9 % en 2011 qui devrait se poursuivre en 2012 (4.2 %) et 2013 (4.4 %).

  • Les efforts menés pour contrecarrer les effets des crises internationales ont creusé le déficit budgétaire, qui s'élève à 3.8 % du PIB en 2011.

  • Le chômage touche 21.4 % des jeunes en milieu urbain contre 5.4 % en milieu rural. Plusieurs initiatives ont été lancées par le gouvernement.

Vue d'ensemble

Au Togo, la croissance de 3.9 % en 2011 s’explique par une meilleure production agricole et le maintien de l’activité industrielle. En revanche, le commerce intérieur s’est montré vulnérable, à cause de deux hausses consécutives des prix du carburant et du renchérissement des aliments importés. Le déficit budgétaire est estimé à 3.8 % du PIB contre 2.8 % en 2010, en raison de la politique menée depuis 2009 pour atténuer les effets de la crise mondiale.

L’exécution du budget 2011 a été globalement satisfaisante. La perception des recettes fiscales a dépassé les prévisions, reflétant une activité économique soutenue. Toutefois, le solde budgétaire continuera à se détériorer en 2012 (-4.1 % du PIB) et 2013 (-4.5 %). La croissance pourrait s’accélérer pour atteindre 4.2 % en 2012, grâce aux investissements publics.

La politique monétaire a visé la préservation de la stabilité financière dans la sous-région et des mesures structurelles de soutien à l’offre. La situation monétaire a évolué de façon positive et l'intermédiation financière s'est renforcée. Le taux moyen d’inflation devrait diminuer en 2012 et s'élever à 2.6 % contre 3.7 % en 2011.

Des réformes visent à améliorer l’environnement des affaires. L’Assemblée nationale a ainsi adopté en janvier 2012 un nouveau Code des investissements. Les réformes engagées avec l’appui des partenaires au développement vont se poursuivre en 2012. Une étape importante a été franchie dans la lutte contre la corruption avec la création de la Cour des comptes et de l’Inspection générale des Finances. La modernisation de l'administration publique avec le projet «e-Gouvernement» a débuté en 2012 et va s'étaler sur trois ans. Toutefois, l’État a souvent pris du retard dans la mise en place des arrangements administratifs et institutionnels requis après l’adoption des textes légaux et réglementaires des réformes.

En 2011, de nombreux partis d’opposition ont manifesté et des mouvements de grève étudiants parfois violents ont eu lieu à Lomé, la capitale. Le gouvernement affiche une volonté politique d’apaisement et de réconciliation en essayant d’engager à chaque fois des discussions directes avec les parties concernées.

Sur le front de l’emploi, les statistiques disponibles montrent que le chômage touche 21.4 % des jeunes en milieu urbain contre 5.4 % en milieu rural. Le taux de sous-emploi est  plus élevé en milieu rural, à 21.7 % contre 16.1 % en milieu urbain. En l’absence d’une stratégie claire de promotion de l’emploi des jeunes, le gouvernement a engagé plusieurs initiatives en leur faveur, avec le programme Appui à l’insertion et au développement de l’embauche (Aide) et le Programme de développement communautaire (PDC). Cependant, la pression démographique et l’inadéquation entre la formation et le marché de travail restent des défis majeurs. 

Figure 1 : Taux de croissance du PIB réel (Occidentale)

Tableau 1 : Indicateurs macro-économiques 2012

 2010201120122013
Taux de croissance du PIB réel3.74.955.3
Taux de croissance du PIB réel par habitant1.62.82.93.2
Inflation IPC1.43.62.32.4
Balance budgétaire % PIB-2.8-1.2-3.1-3.6
Balance courante % PIB-7.1-6.4-6.2-3.9

Développements récents et perspectives

Tableau 2 : PIB par Secteur (en pourcentage du PIB)

 20062011
Agriculture, foresterie, pêche et chasse40.345.9
Agriculture, élevage, sylviculture et pêche--
dont agriculture--
Mines et extraction3.13.2
dont pétrole--
Industries manufacturières10.28.6
Electricité, gaz et eau3.43.4
Electricité, eau et assainissement--
Construction3.63.8
Vente en gros et de détail, hôtels et restaurants12.69.7
dont hôtels et restaurants--
Transports, entreposages et communications6.66.9
Transport et stockage, information et communication--
Finance, immobilier et services aux entreprises8.57.7
Intermédiation financière, services immobiliers, services aux entreprises et autres services--
Services des administrations publiques--
Administration publique et défense, sécurité sociale, éducation, santé et travaux sociaux--
Administration publique, éducation, santé9.28.6
Administration publique, éducation, santé et autres services sociaux et personnels--
Autres services communautaires, sociaux et personnels--
Autres services2.62.2
Produit intérieur brut aux prix de base / au coût des facteurs100100
Vente en gros et de détail, hôtels et restaurants--

L’agriculture, pilier de l’économie, a contribué à la croissance à hauteur de 1.4 points de pourcentage en 2011. Les investissements publics et les exportations ont également tiré la croissance. La filière phosphate, toujours en restructuration, a vu sa production progresser légèrement en 2011.

Dans l’agriculture, les cultures de rente ont augmenté de 22.2 % en 2011 en volume, avec 153 400 tonnes, contre 20.9 % en 2010. Le cacao a chuté de 40 % mais la récolte de coton a repris, en hausse de 70.2 % contre une baisse de 68.5 % en 2010. Le coton a bénéficié d’une évolution intéressante des prix des intrants et du regain de confiance des producteurs, désormais représentés au conseil d’administration de la Nouvelle société cotonnière du Togo (NSCT). Ces mesures viennent compléter les efforts de relance de la production de coton déployés par le gouvernement.

Les cultures vivrières ont progressé en volume de 4.4 % en 2011 (4 392 t). Toutes les cultures sont en hausse à l’exception du mil et du sorgho, à cause du retard des pluies dans le nord du pays et de leur remplacement progressif par le maïs. En revanche, le manioc et l’igname ont connu les plus forts taux de croissance, 9.9 % et 2.4 % respectivement.

La croissance des services marchands s’élève à 3.6 % en 2011, marquant un léger recul par rapport à 2010, en raison de l’augmentation des prix du carburant et des aliments importés en 2011. Le commerce intérieur a décliné de 1.1 %, tandis que les transports, entreposage et communications ont augmenté de 4.6 % et les banques et assurances de 3.7 %. La contribution du secteur tertiaire à la croissance du PIB était de 0.9 point de pourcentage en 2011, grâce à la très forte contribution des activités classées « autres services ».

L’exécution du budget de 2011 a été globalement satisfaisante. La perception des recettes fiscales de 2011 a dépassé les prévisions, grâce aux taux de réalisation exceptionnels de la TVA, aussi bien au niveau de la douane (116 %) que des impôts (124 %). Toutefois, on note une contre-performance concernant les recettes non fiscales, à cause du report de l’octroi de la troisième licence de télécommunications. Les dépenses courantes ont été inférieures aux prévisions en 2011, à l’exception de deux postes : les subventions aux carburants et les salaires des fonctionnaires, augmentés pour satisfaire des revendications dans les secteurs de la santé et de l’éducation. Les subventions aux produits pétroliers sont estimées à 2 % du PIB en 2011, en raison des deux ajustements des prix à la pompe effectués dans l’année. La croissance en 2012 devrait bénéficier de l'augmentation des dépenses publiques et des exportations non traditionnelles. 

Politiques macroéconomiques

Politique budgétaire

Fin octobre 2011, les dépenses et prêts nets évaluées à 486.5 milliards de francs CFA (XOF) ont été exécutés à 62.2 %, à hauteur de 302.4 milliards XOF. Les dépenses courantes atteignent 226.3 milliards XOF, contre une prévision budgétaire de 256.4 milliards, soit un taux d’exécution de 88.3 %. Les dépenses d’investissement prévues pour un montant de 230.1 milliards ont été exécutées à hauteur de 75.8 milliards, soit un taux de réalisation de 32.9 %. Le déficit du solde primaire s’est aggravé en 2011, passant à 2.9 % du PIB. Le financement intérieur net à la fin octobre 2011 était de 11.7 milliards XOF contre une prévision budgétaire de 4.7 milliards XOF. Le taux d’endettement public est passé à 27.5 % du PIB en 2011 grâce aux annulations successives d’une grande partie de la dette extérieure, après l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative pour les Pays pauvres et très endettés (PPTE) et l’Initiative d’allègement de la dette multilatérale (IADM). Le ratio de la masse salariale sur recettes fiscales est passé de 39.1 % en 2010 à 35.2 % fin octobre 2011, un niveau proche de la norme communautaire de 35 % fixée par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Les investissements publics financés sur ressources internes équivalent à 13.9 % des recettes fiscales.

Deux grands défis devront être relevés en 2012. Le premier sera de consolider les avancées faites dans la gestion budgétaire durant la dernière Facilité élargie de crédit (FEC 2008-11) octroyée par le FMI, en améliorant l’exécution des dépenses à moyen terme.  Le second consistera à finaliser un plan à moyen terme pour rationaliser la chaîne des dépenses, décentraliser leur ordonnancement et le contrôle financier, et créer un compte unique du Trésor. 

Tableau 3 : Opérations financières de l'Etat (en pourcentage du PIB)

 200320062007200820092010201120122013
Recettes totales (avec dons)17.618.318.21718.419.319.520.720.6
Recettes fiscales15.313.615.314.915.315.114.614.914.9
Recettes pétrolières---------
Dons0.61.41.71.41.52.433.93.8
Dépenses totales (et prêts nets) (a)15.121.017.817.921.222.123.324.725.1
Dépenses courantes14.117.016.214.715.915.416.21717.1
Sans les intérêts12.216.114.913.91514.515.316.216.4
Salaires5.35.15.34.96.35.85.75.55.3
Intérêts1.80.91.30.80.90.90.90.70.8
Solde primaire4.3-1.91.6-0.1-1.9-1.8-2.9-3.4-3.7
Solde global2.4-2.80.4-0.9-2.8-2.8-3.8-4.1-4.5

Politique monétaire

Le Togo est membre de l’UEMOA, un ensemble régional dont la politique monétaire commune est menée par la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Cette dernière vise à préserver la stabilité financière et à mettre en œuvre des mesures structurelles de soutien à l’offre. La forte expansion de la masse monétaire et du crédit à l’économie en 2010 a fait place à une évolution plus modérée au cours des dix premiers mois de 2011. Les principaux agrégats monétaires sont dans les normes. Par exemple, le taux de couverture des importations par les réserves de change a été de 6.2 mois au Togo pour une norme communautaire de 6 mois. La situation monétaire a continué d'évoluer de façon positive. L'intermédiation financière s'est renforcée et les prix à la consommation se sont stabilisés. Le taux d’inflation a été de 3.7 % en 2011 et les prévisions l’établissent à 2.6 % pour 2012 et 3 % pour 2013.  

Les données de la BCEAO indiquent que le crédit intérieur a augmenté de 16 % entre décembre 2010 et novembre 2011 et le crédit à l’économie de 34.5 %, alors que la part du crédit au gouvernement a régressé de 31.9 %. On note aussi que la structure du crédit domestique a légèrement changé en faveur des crédits à court terme, dont la part relative a varié de 56.4 % à 60.3 %. 

La restructuration en cours du secteur bancaire donne de bons résultats. Les dépôts ont progressé de 14.2 % de janvier à fin octobre 2011. Les réserves constituées par les banques sont restées supérieures au seuil minimum requis, et les transactions sur le marché interbancaire ont progressé. Le volume des prêts interbancaires est passé de 12 500 à 15 000 millions XOF de fin décembre 2010 à fin décembre 2011. Au même moment, le taux moyen mensuel du marché monétaire est passé de 3.4044 à 3.2849.

L’indice de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) composite et la capitalisation boursière ont progressé. L’indice BRVM est passé de 147.2 en janvier 2010 à 191.3 en janvier 2011 et la capitalisation de 3.315 à 4.225 milliards XOF avec des contreperformances en décembre 2011 – l’indice est alors descendu à 141.3 et la capitalisation à 3.102 milliards. Contrairement à 2010, où le Togo n’avait fait qu’une seule émission de titres publics, il en a fait trois en 2011 soit deux émissions de bons de trésor et une émission d’obligations. Globalement, le pays fait preuve d’une stabilité monétaire en 2011 qui devrait se prolonger en 2012 et 2013. 

Coopération économique, intégration régionale et commerce

Le pays a signé et ratifié plusieurs protocoles et accords de coopération régionale. Il est membre de l'UEMOA et de la CEDEAO qui ont toutes deux l’objectif d’une union monétaire. Cependant, il subsiste au Togo comme chez les autres membres de ces organisations régionales des barrières non tarifaires. Ces dernières se traduisent par de multiples contrôles routiers, ainsi que des tracasseries policières et douanières qui freinent la libre circulation des biens et des personnes. L’organisation Heritage Foundation publie des classements en ce qui concerne la présence de barrières tarifaires et non tarifaires. Au Togo, le tarif douanier moyen pondéré de 13.9 % est faible, ce qui donne le score de 62 % en ce qui concerne la liberté du commerce. Selon le rapport annuel 2010 sur le fonctionnement de l’UEMOA, les perceptions illicites sur 100 km et par camion se sont élevées en moyenne de 1 667 XOF en 2009 à 1 683 XOF en 2010. Toutefois, le Togo enregistre le taux le plus faible de perceptions illicites de la région, le plus élevé étant de 6 361 XOF. Il en est de même pour les retards moyens induits par les contrôles aux 100 km par camion qui étaient de sept minutes au Togo contre un maximum de 30 pour la région.

Sur le plan des échanges, le déficit de la balance commerciale du Togo s’est aggravé en passant à 14.8 % PIB en 2011. Il devrait s’accentuer en 2012 et en 2013. L’évolution du solde du compte courant affiche la même tendance, et devrait passer de 8 % en 2011 à 8.6 % en 2012 et 9.6 % en 2013.

Tableau 4 : Comptes courants (en pourcentage du PIB)

 200320062007200820092010201120122013
Balance commerciale-9.8-15.0-16.2-14.7-13-13.6-14.8-15.2-16.1
Exportations de biens (f.o.b.)35.227.72626.428.527.827.228.127.5
Importations de biens (f.o.b.)4542.642.241.141.641.44243.243.6
Services-6.5-2.9-2.7-2.4-2.6-2.8-2.4-2-1.7
Revenu des facteurs-1.4-1.7-1.2-0.5-0.6-0.8-0.8-0.8-0.5
Transferts courants7.611.01110.210.610.1109.48.7
Solde des comptes courants-10.1-8.6-9.1-7.4-5.6-7.1-8-8.6-9.6

Politique de la dette

Après l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE, le niveau d’endettement du Togo a chuté. La dette publique, de 67.7 % du PIB en 2009, est passée à un niveau estimé à 27.5 % en 2011 et devrait se stabiliser en dessous de 25 % sur le long terme. La dette intérieure, qui représente encore 11.4 % du PIB en 2011, est en train d’être apurée. Selon le FMI, la dette intérieure continuera à diminuer en valeur relative pour atteindre 8.6 % du PIB en 2013. 

Ces progrès ont permis de faire passer la classification du Togo  en ce qui concerne le risque de surendettement de « élevé » à « modéré » selon la méthodologie de l’Analyse de la viabilité de la dette (AVD) menée conjointement par le FMI et la Banque mondiale. A partir de 2012, en liaison avec l’amélioration du profil de la dette, les financements dont bénéficiera le Togo se feront sous forme de dons et de prêts concessionnels.

Du coup, de nouvelles opportunités s’ouvrent pour un pays qui va devoir privilégier les prêts concessionnels. La politique budgétaire de 2012 sera guidée par le souci de la discipline et du soutien à la croissance. Les besoins en infrastructures ont longtemps été négligés et l'allégement de la dette sous l'initiative PPTE a créé un contexte favorable à l'intensification des investissements. L’État s’est engagé, tout en comblant son important déficit en matière d’infrastructures, à poursuivre une gestion saine des finances publiques.  

Figure 2 : Part de l’encours de la dette extérieure dans le PIB et ratio du service de la dette sur les exportations (en pourcentage)

Gouvernance économique et politique

Secteur privé

L’agriculture domine: elle emploie 72 % de la population active et représente environ 40 % du PIB. On remarque une forte présence de l’État dans les autres branches marchandes. Les manufactures et les mines contribuent respectivement pour 8 % et moins de 3 % au PIB, tout en bénéficiant des privilèges de la zone franche. Les services emploient 21 % de la population et comptent pour 33 % du PIB. Tous les secteurs pourraient être porteurs de croissance, s’ils opéraient dans des conditions favorables du point de vue légal, règlementaire, administratif et institutionnel.

Dans l’édition 2012 du rapport Doing Business de la Banque mondiale, le Togo s’est classé 162ème alors qu’il était 158ème en 2010, sur un total de 183 pays. Ce recul s’explique par le poids de certaines contraintes, telles que la faible capacité à protéger les investisseurs.

Sur le plan de la réglementation relative au démarrage des activités économiques, le pays, en se classant à la 174ème place, a perdu 5 places par rapport à l’année précédente. Les conditions de création d’entreprise se font en sept étapes et durent 84 jours contre une moyenne de huit étapes et 37 jours pour l’Afrique subsaharienne. Sur l’enregistrement des titres de propriété pour une entreprise, le Togo a reculé de deux places pour se classer à la 162ème place en 2011. Par ailleurs, les coûts des télécommunications restent élevés pour la région, en raison d'une intervention marquée des pouvoirs publics dans le secteur, réduisant le niveau de compétitivité des entreprises nationales.

Quant au marché du travail, il est jugé répressif avec des dispositions légales et règlementaires restrictives (Heritage Foundation, édition 2011). Le Togo se classe au dessus de la moyenne de l'Afrique subsaharienne en matière de lois pour améliorer l’accès au crédit, mais dans les faits, cet accès reste difficile. Les indicateurs sont meilleurs en matière de commerce transfrontalier, avec 24 jours de délai à l’export au Togo, contre une moyenne subsaharienne de 32 jours.

Le nouveau Code des investissements, adopté en janvier 2012, stipule l'égalité de traitement entre les investisseurs nationaux et internationaux, mais introduit des mesures incitatives pour rendre prioritaire l’emploi de salariés togolais. Ce Code des invetissements pose le principe de liberté de gestion et de libre de circulation des capitaux et le respect de la propriété privée. Il prévoit la création d'une Agence de promotion des investissements (API) qui jouera le rôle de guichet unique pour tous les investisseurs. Le Centre de formalités des entreprises (CFE) a été restructuré pour devenir un guichet unique du commerce intérieur. Enfin, un think tank nommé Conseil présidentiel consultatif aux investissements (Presidential Investment Advisory Council  - TPIAC) réunit des personnalités du monde des affaires depuis sa création mars 2011, afin de favoriser l’investissement et la croissance.

Secteur financier

La situation s’est améliorée depuis 2008 avec la restructuration du secteur bancaire. Le ratio du crédit à l'économie par rapport au PIB est en constante progression, estimé à 26.7 % en 2011 et projeté à 27.2 % en 2013. Cette croissance du crédit, d’après les projections du FMI, sera multipliée par deux entre 2009 et 2013, avec le maintien aux alentours de 70 % du ratio du crédit au secteur non gouvernemental sur les dépôts bancaires. Les taux d’intérêt débiteurs se sont maintenus aux environs de 10 % ces trois dernières années et le taux de rémunération des dépôts est resté stable, à 4.6 %. Des écarts importants persistent entre les taux d'intérêt pratiqués, en fonction des types de crédit. Ces écarts peuvent dépasser 4 % pour les crédits bancaires, reflétant le niveau élevé de risque qui caractérise l’environnement financier.

Selon le rapport Doing Business 2012 de la Banque mondiale, l’accès au crédit s’est fortement amélioré. Sur ce point, le Togo est en effet passé de la 152ème à la 126ème place entre 2011 et 2012, malgré un résultat encore inférieur à la moyenne en Afrique subsaharienne. L’Acte uniforme portant organisation des sûretés, adopté à Lomé le 15 décembre 2010, dans le cadre de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada), a élargi la gamme des actifs (y compris les biens futurs) pouvant être utilisés comme garantie en vue de prêts bancaires.

Parmi les 11 banques du pays, cinq ne répondaient pas en 2011 aux nouvelles exigences de capital minimum de 5 milliards XOF (environ 10 millions de dollars USD), et deux ne respectaient pas le ratio requis de 8 % de capital sur les actifs. L’Union togolaise de banque (UTB), la Banque togolaise pour le commerce et l’industrie (BTCI), la Banque internationale pour l’Afrique (BIA-Togo) et la Banque togolaise de développement (BTD), respectivement détenues à 100 %, 83 %, 68 % et 53 % par l’État, avaient à elles seules des créances douteuses ou impossibles à recouvrir avoisinant les 100 milliards XOF. La privatisation de ces quatre banques, prévue pour décembre 2009, a pris du retard à cause de la complexité du processus et du caractère inadapté de son cadre légal.

Le secteur de la microfinance est composé de 75 institutions agréées regroupant environ 200 unités à la base et un nombre équivalent d’organisations sans agrément. Le secteur, en forte croissance depuis 2008, représente 16.3 % du total des prêts bancaires et 15.3 % du total des dépôts. Toutefois, la stratégie nationale de microfinance 2008-12 souligne la nécessité de renforcer le cadre de surveillance actuel. Par ailleurs, les taux d’intérêt élevés pratiqués par le secteur vont à l’encontre des objectifs de lutte contre la pauvreté. 

Gestion du secteur public, institutions et réformes

De gros efforts ont été faits dans le cadre des réformes appuyées par les bailleurs de fonds. Certains dysfonctionnements n’entravent plus l’exercice des fonctions régaliennes de l’État. Le suivi de l'exécution budgétaire a été amélioré, avec des objectifs trimestriels indicatifs  à jour depuis 2011. Le gouvernement continue d’assurer la conformité entre les dépenses d'investissement projetées et réelles, ainsi que la concordance entre les dépenses ordinaires avec les recettes disponibles. Afin d'améliorer le suivi de la dette publique, les entreprises publiques fournissent régulièrement des rapports sur leurs emprunts extérieurs au ministère de l'Économie et des finances. Ce ministère abrite par ailleurs un système de communication systématique entre les entreprises d'État et son unité de gestion de la dette.

Un processus de modernisation est engagé avec « l’e-gouvernement ». La création d’institutions de contrôle externe comme la Cour des comptes et l’Inspection générale des finances va dans le sens de la lutte contre la corruption. Divers instruments de contrôle et de vérification ont été élaborés, tels que les guides d’audit et de vérification (pour les marchés publics, les entreprises publiques, les postes de recettes douanières et fiscales et comptables). Néanmoins, le pays a été classé à la 143ème position sur 183 pays par Transparency International en 2011, avec un indice de perception de la corruption de 2.4 sur 10. La corruption est perçue comme endémique lorsque cet indice est inférieur à 3 sur 10. Par ailleurs, le gouvernement a mis en place une politique nationale et une plateforme offrant un cadre de plus en plus efficace de gestion de l’aide. Enfin, l'Agence nationale pour l'emploi (ANPE), créée en 2009, a été informatisée en 2011.

Gestion des ressources naturelles et environnement

Le Togo a signé ou ratifié une vingtaine de conventions, traités et accords relatifs à la protection de la santé humaine et de l’environnement. Le dispositif institutionnel et juridique mis en place dès le milieu des années 80 n'a pas produit tous les effets escomptés. Malgré le Plan national d'action pour l'environnement (PNAE) lancé la première fois en 1990, relancé en 1995 et achevé en 2001, la dégradation des ressources naturelles et du cadre de vie persiste. La forêt disparaît à un rythme annuel de 15 000 hectares (ha). Une étude publiée en 2010 par les universités américaines de Yale et de Columbia sur les pays les plus respectueux en matière d’environnement classe le Togo au 158ème rang sur 163.

Toutefois, certaines initiatives sont en cours à travers notamment le  Programme d'action national de lutte contre la désertification (PAN/LCD) et le Plan d'action national d'adaptation aux changements climatiques  (Pana). La vente et l’utilisation des sachets plastiques sont désormais interdites.

L’érosion côtière causée par l’avancée naturelle de la mer s’est accélérée avec l'extraction du sable marin pour la construction des bâtiments. Pour ce faire, le gouvernement a interdit l'extraction du sable de mer à compter du 31 décembre 2011, et en substitution, a mis à la disposition de la population une carrière de 100 ha de sable au nord de Lomé, la capitale. 

Contexte politique

L’environnement politique a été marqué par la réélection le 4 mars 2010 du président Faure Gnassingbé pour un mandat de cinq ans, et l’accord entre le parti vainqueur et une partie de l’opposition pour former un gouvernement d’union nationale. Plusieurs initiatives visant à améliorer les droits politiques et les libertés publiques ont été prises. En 2011, les partis de l’opposition ont manifesté plusieurs fois, dans la capitale comme à l’intérieur du pays. Des mouvements de grèves d’étudiants parfois violents ont éclaté. Mais le gouvernement affiche une volonté politique d’apaisement et de réconciliation en essayant d’engager à chaque fois des discussions directes avec les parties concernées. Cette volonté se reflète aussi dans la création en 2009 de la Commission vérité, justice et réconciliation (CVJR) dont les travaux se sont intensifiés en 2011 avec la mise en place de ses différents organes et la conduite d'audiences publiques. En outre, un cadre permanent de dialogue et de concertation a été mis en place, regroupant tous les acteurs de la vie politique afin de favoriser un dialogue inclusif.

 

Le Togo a obtenu un score de 5 sur 10 dans l'indice de Transformation politique Bertelsmann en 2012 contre 6 sur 10 en 2011. Selon le classement 2011/12 de la liberté de presse de Reporters sans frontières (RSF), le pays se situe au 79ème rang sur 179, en recu de 19 places par rapport à 2010. De nouveaux efforts devront être faits par les autorités togolaises pour assurer le respect des principes démocratiques et permettre au pays d’assurer sa place au sein de la communauté des nations. Le Togo a été élu en octobre 2011 pour siéger au Conseil de sécurité des Nations unies en qualité de membre non permanent. Les élections législatives prévues pour 2012 devraient être un bon indicateur de l’état de la démocratie au Togo.

 

Contexte social et développement humain

Développement des ressources humaines

Les avancées dans l’éducation doivent beaucoup à la gratuité, instaurée en 2008, de l’école maternelle et du primaire. Des cantines ont aussi été mises en place dans le primaire pour les enfants issus de familles pauvres. La scolarisation nette au primaire est passée de 74.6 % en 2006 à 88.7 % en 2010 avec l’atteinte de la parité entre filles et garçons. Le taux d’achèvement au primaire a progressé de 66.1 % en 2006 à 83.8 % en 2010. L’accès aux enseignements secondaire et supérieur ainsi que la parité de genre restent cependant des défis à relever. L’enseignement technique rassemble à peine 6 % des élèves et ne répond pas à la demande du marché. En cause, la faible qualification des enseignants et la vétusté des infrastructures. L’enseignement supérieur et la recherche souffrent d’infrastructures d’accueil inadaptées, d’équipements vétustes et du manque de planification des flux d’étudiants.

Dans la santé, la gratuité de la césarienne et des traitements antirétroviraux (ARV) ont permis quelques progrès, de même que les subventions accordées pour la lutte contre le paludisme et la prise en charge de l’hospitalisation des indigents. La couverture vaccinale est passée de 83 % en 2008 à 92 % en 2011. Le taux de morbidité proportionnelle du paludisme a régressé, passant de 49 % en 2010 à 33.5 % en 2011. Cependant, la prévalence du VIH/sida chez les 15-49 ans stagne avec un taux de 3.2 % inchangé depuis 2009. La mortalité infantile stagne également autour de 77 ‰ entre 2006 et 2010 et la proportion d’accouchements assistés n'a guère progressé (62.9 % en 2006 contre 59.4 % en 2010).

Dans le cadre de l’amélioration de l’accès à l’eau potable et aux infrastructures d’assainissement, la politique nationale de l’eau et la loi portant Code de l’eau ont été adoptées en 2010, mais n’en sont qu’à leurs débuts d’application. Les progrès ne sont pas suffisants. Les taux de desserte en eau potable en milieu rural sont passés de 30 % à 47.2 % entre 2007 et 2011, et en milieu semi-urbain de 29 % à 43.2 %. En revanche, en milieu urbain, faute de nouveaux investissements, le taux de desserte a chuté, passant de 41 % en 2008 à 33.9 % en 2010.

Réduction de la pauvreté, protection sociale et travail

La pauvreté frappe 61.7 % de la population, selon l’enquête par Questionnaire unifié sur le bien-être de base (QUIBB) réalisée au Togo en 2006. Ce niveau préoccupant s’explique par la grave crise sociale et politique traversée par le pays, qui a sapé les efforts de développement entrepris entre 1990 et 2005. La pauvreté s’avère surtout rurale (74.3 %, contre 36.7 % en milieu urbain).

Pour sortir de cette situation, l’offre de produits vivriers a été stimulée, à travers la constitution de stocks de sécurité. Une subvention de 52 % sur le prix des intrants agricoles a été instaurée. Le pouvoir d’achat des salariés du secteur formel a été renforcé, grâce à une réduction du taux de l’impôt sur le revenu et une subvention sur les prix de l’énergie.

Un vaste programme de protection sociale est en préparation. Le régime actuel, encore limité, comprend des prestations familiales, des pensions (pour invalidité, vieillesse et décès), accidents du travail et maladies professionnelles. Il ne vise ni la maladie, ni le chômage. Seulement 4 % de la population bénéficie d'une couverture sociale. Un taux qui devrait augmenter avec la protection médicale des fonctionnaires, instaurée en 2011 et gérée par l'Institut national d'assurance-maladie (Inam). Une première étape pour aller vers une assurance maladie universelle.

Les dispositifs de prévention des accidents de travail et des maladies professionnelles vont par ailleurs être renforcés, tout comme la lutte contre le travail des enfants. Les autorités veulent aussi renforcer la formation professionnelle et l’apprentissage, ainsi que le système d’information sur le marché du travail.

Selon le rapport 2012 Doing Business de la Banque mondiale, on dénombre au Togo 53 types d’impôts contre une moyenne de 37 en Afrique subsaharienne. L’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP) est calculé depuis 2009 selon un barème à taux progressif allant de 4 % pour le revenu minimum à 45 % pour la tranche de revenus les plus élevés. L'impôt sur les sociétés, en revanche, pratique un taux unique de 27 %  pour les entreprises industrielles et 30 % pour les autres sociétés. La taxe sur les salaires est fixée à 7 %, tandis que la cotisation à la sécurité sociale s’élève à 12 % et la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à 18 %.

Égalité hommes-femmes

Les indicateurs sociaux se rapportant aux femmes montrent une persistance des discriminations même si la situation s’est globalement améliorée.

L’indice de parité entre filles et garçons dans le primaire est passé de 0.92 en 2006 et à 1 en 2010, en raison de la gratuité de la scolarité depuis 2008. Des efforts restent à faire au niveau du secondaire, l’indice étant resté stationnaire à 0.80 entre 2006 et 2010. Le taux d’alphabétisation des femmes âgées de 15 à 24 ans par rapport à celui des hommes a connu une progression, passant de 0.68 en 2006 à 0.90 en 2010.

Les femmes ont occupé 12.5 % de sièges au Parlement entre  2008 et 2011, contre 8 % en 2005. Le Togo reste loin de la moyenne mondiale de 19 % de présence féminine dans les instances législatives. Le gouvernement comprend 21 % de femmes, mais aucune parmi les 35 préfets. Les parlementaires ont créé en septembre 2011 un caucus pour une meilleure participation des femmes à la vie politique. Aucune loi, cependant, ne fixe un seuil minimal de participation des femmes à la gestion des affaires publiques.

Une politique nationale pour l’équité et l’égalité en fonction du genre a été adoptée en janvier 2011, mais beaucoup reste à faire. Les femmes représentent 51.3 % de la population totale et 53.46 % de la force de travail dans l’agriculture, mais elles n’ont pas accès à la propriété foncière sur les terres. Par ailleurs, les femmes salariées dans le secteur non agricole ne représentaient que 23.9 % des actifs en 2006. 

Analyse thématique : Promouvoir l’emploi des jeunes

La jeunesse est devenue une priorité en 2009, après une longue crise sociale et politique. Une politique de l’emploi et de la réduction de la pauvreté a été adoptée en 2006 et évaluée en 2011.

Le Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté et la croissance (DSRPC) 2009-11 vise « la consolidation des bases d’une croissance forte et durable » avec la création d’emplois comme axe prioritaire. Aucun document de politique ou de stratégie ne traite spécifiquement de l’emploi des jeunes.

Pour combler ce vide, le gouvernement et la BAfD ont convenu de conjuguer leurs efforts en vue d’un plan stratégique national pour l’emploi des jeunes. Des termes de référence ont été définis en décembre 2011. De plus, la BAfD a inscrit le Togo sur la liste des pays pilotes bénéficiaires de l’initiative africaine en faveur de l’emploi des jeunes.

Sur le plan institutionnel, deux ministères s’occupent des questions relatives à l’emploi. Il s’agit d’abord du ministère du Travail, de l’emploi et de la sécurité sociale. Ensuite, le Togo est l’un des rares pays au monde à avoir créé en mai 2010 un ministère dédié dans son intitulé à l’emploi des jeunes : le ministère du Développement à la base, de l’artisanat, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes.

Les initiatives des deux ministères sont accompagnées par des institutions étatiques et parapubliques dont le Conseil national de la jeunesse du Togo (CNJT), l'ANPE et l’Agence nationale de promotion et de garantie de financement  des PME (ANPGF).

Malgré l’absence d’un document de stratégie en faveur de l’emploi des jeunes, le gouvernement a engagé plusieurs initiatives. Parmi ces dernières figure le Programme de promotion de volontariat national au Togo (Provonat) lancé en 2011 pour renforcer l’emploi et la culture d’engagement civique des jeunes diplômés sans emploi de 18 à 35 ans. Ce programme a déjà bénéficié de 500 millions XOF de décaissements de l’État en 2011 et de 30 millions XOF du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Par ailleurs, le programme Appui à l’insertion et au développement de l’embauche (Aide) permet depuis août 2010 aux jeunes demandeurs d’emploi d’acquérir des compétences additionnelles auprès des entreprises privées.

En outre, le projet d’appui à l’insertion professionnelle des jeunes artisans a été lancé en décembre 2010. Il encourage la création d’entreprises susceptibles de fournir leur propre emploi aux jeunes diplômés de la formation professionnelle. Il s’agit de consolider leurs compétences et de faciliter leur insertion sur le marché du travail. La phase pilote de ce projet estimé à 1.3 milliards XOF est financée en grande partie sur les ressources de l’État, mais aussi par l’UEMOA et le secteur privé. Ce projet est prévu pour cinq ans et devrait bénéficier à un millier de jeunes par an. Enfin, le Programme de développement communautaire (PDC) a permis de créer un millier d’emploi en 2011 dans le cadre du volet Haute intensité de main-d’œuvre (Himo) consacré à la production de pépinières de plants et au reboisement en milieu rural. Ce projet est mis en œuvre avec l’appui financier de la Banque mondiale.

Dans le cadre de la recherche des solutions participatives à l’emploi des jeunes, le gouvernement a organisé en 2011 un Forum national de la jeunesse togolaise (FNJT) qui se tiendra tous les deux ans sur un thème choisi en fonction des priorités nationales. Enfin, le gouvernement a engagé le processus d’élaboration du Plan stratégique national en faveur de l’emploi des jeunes dont l’adoption était prévue en juin 2012.

Les dernières statistiques du chômage proviennent de l’enquête QUIBB de 2006. Le taux de chômage s’élève à 6.8 %. Les difficultés à trouver un emploi stable et bien rémunéré dans le secteur formel ont été à l’origine de l’essor fulgurant du secteur informel au cours des deux dernières décennies. Le chômage touche 21.4 % des jeunes en milieu urbain contre 5.4 % en milieu rural. Le taux de sous-emploi est plus élevé en milieu rural, à 21.7 % contre 16.1 % en milieu urbain. L’artisanat constitue l’un des grands secteurs pourvoyeurs d’emplois. Ce secteur compte environ 60 principaux corps de métiers, 130 activités artisanales et contribue à hauteur de 18 % au PIB.

Les principales raisons du chômage des jeunes tiennent à la fois à l’offre et à la demande. Le pays sort d’une longue crise sociale et politique qui a entravé la création d’emplois dans le secteur formel, alors que les diplômes universitaires continuaient à être délivrés selon un rythme normal. Par ailleurs, les systèmes d’éducation et de formation n’ont pas été assez réformés pour assurer une adéquation avec le marché du travail, changeant et évolutif. Le chômage est plus accentué au niveau des détenteurs d’un diplôme de l’enseignement supérieur. Le système éducatif reste peu adapté au marché du travail et aux filières porteuses du pays.

Carte du pays

Grande carte de pays

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