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Analyse thématique : Transformation structurelle et ressources naturelles

Auteurs: Nouridine Kane Dia, Ginette Mondongou Camara

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  • La baisse de la production pétrolière, principal moteur de l’économie, et un niveau de demande intérieure amoindrie par rapport à 2012, ont entraîné en 2013 un affaiblissement de la croissance économique, à 3.4 %.
  • Les réformes structurelles et sociales ont connu des avancées, mais à un rythme pas assez rapide pour permettre au Congo d’atteindre ses objectifs de transformation économique.
  • Malgré d’importantes dotations en ressources naturelles, qui lui fournissent des avantages comparatifs notables pour son insertion dans les chaînes de valeur mondiales, la participation du Congo aux réseaux de production internationaux reste principalement limitée à l’exportation d’intrants primaires en raison d’importants obstacles structurels.

Les performances et les perspectives économiques du Congo demeurent globalement favorables mais sa transformation structurelle reste un défi majeur. Le taux de croissance du PIB réel a baissé à 3.4 % en 2013, contre 3.8 % en 2012, en raison de la chute de la production pétrolière consécutive au vieillissement des puits pétroliers. La croissance du PIB devrait toutefois s’établir à 6.1 % en 2014 et 6.5 % en 2015. Ces perspectives macroéconomiques sont soutenues par la poursuite du programme d’investissements de l’État, le démarrage de la production minière et le dynamisme du secteur nonpétrolier. L’inflation, estimée à 2.9 % en 2013, devrait rester en dessous du seuil de convergence régionale de 3 % à l’horizon 2015 grâce à une politique monétaire et budgétaire prudente. Le solde budgétaire et celui de la balance courante demeurent excédentaires en 2013, respectivement à 12.1 % et 4.9 %, et devraient se consolider en 2014-15. Mais le plus grand défi du pays reste la transformation de son économie en vue d’augmenter significativement l’impact de la croissance sur les indicateurs sociaux.

À une croissance insuffisante et trop peu inclusive pour réduire de manière significative la pauvreté s’ajoute une absence de changements structurels profonds dans l’économie. Bien qu’elle ait baissé de 50.7 % en 2005 à 46.5 % en 2011, la pauvreté reste importante pour un pays à revenu intermédiaire, de même que le chômage, notamment celui des jeunes de 15 à 29 ans, à 25 %. Une accélération duprogramme de réformes, en particulier dans les domaines de l’environnement, de l’investissement privé, du développement des compétences et des infrastructures et de gestion des finances publiques, est cruciale pour relever ces défis. Ces réformes sont par ailleurs nécessaires si le Congo veut accroître sa participation aux chaînes de valeur mondiales (CVM), participation limitée malgré d’importants atouts.

À l’exception du pétrole et du sucre, la participation du Congo aux CVM a été modeste. Les principales actions menées au niveau national au sein des CVM se sont majoritairement limitées à l’exportation d’intrants primaires. Les produits finis, principalement constitués des produits pétroliers raffinés, ne représentent pas plus de 5 % des exportations totales. Au niveau de l’industrie forestière, qui présente un avantage comparatif certain, la part de la production de bois sous une forme à forte valeur ajoutée ne représente que 3 %. La participation du Congo aux CVM est entravée par la double absence d’infrastructure de transport de qualité et de fourniture adéquate en énergie ; par une pénurie en ressources humaines qualifiées ; enfin, par les faibles capacités technologiques et productives des PME et un climat des affaires défavorable. Pour lever ces obstacles, le gouvernement, à travers son Plan national de développement (PND) 2012-16, met l’accent sur : i) l’augmentation des investissements en infrastructures et le développement des compétences ; ii) l’amélioration du climat des affaires ; iii) celle de l’accès des PME au financement ; iv) la création des zones économiques spéciales (ZES) ; et v) le renforcement de l’intégration régionale.

Tableau 1 : Indicateurs Macroéconomiques

 20122013(e)2014(p)2015(p)
Croissance du PIB3.83.46.16.5
Taux de croissance du PIB réel par habitant1.10.73.43.8
Inflation4.72.92.52.5
Solde budgétaire (% PIB)15.312.110.512.1
Compte courant (% PIB)-1.34.94.22

Source : Données des administrations nationales ; calculs des auteurs pour les estimations (e) et les prévisions (p).

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