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Analyse thématique : Transformation structurelle et ressources naturelles

Auteurs: Richard-Antonin Doffonsou, Lisa Simrique Singh

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  • La croissance du PIB en 2013 était de 4.9 % et devrait rester au tour de ce niveau en 2014 et 2015.
  • Le pays est resté stable dans une région marquée par des crises politique et sécuritaire, mais doit utiliser sa croissance économique pour soulager la pauvreté.
  • Le Cameroun a un rôle limité dans les chaînes de valeurs mondiales, mais il développeles filières comme l’agriculture, le bois, la pêche, les mines et hydrocarbures.

Malgré un contexte international difficile marqué notamment par la baisse des cours des matières premières et la dégradation des termes de l’échange, l’activité économique nationale est restée soutenue. La demande intérieure s’est maintenue en hausse, induite par la poursuite des grands projets d’infrastructures d’une part, et par des actions de relance de la production dans plusieurs branches marchandes d’autre part. La croissance observée en 2012 s’est consolidée en2013 malgré une baisse par rapport aux prévisions. Cette croissance est principalement soutenue par la contribution du secteur tertiaire qui représente 47.8 % du PIB (produit intérieur brut) enhausse d’un point par rapport à 2012, en lien avec la bonne tenue des activités dans les branches des transports, des télécommunications, du commerce et de l’hôtellerie. La croissance bénéficie également du regain de certaines branches du secteur secondaire, avec le dynamisme du sous secteur des bâtiments et travaux publics, soutenu par les investissements en infrastructures structurantes, et les activités extractives (pétrole et gaz). Cette tendance devrait se poursuivre en 2014 et 2015.

Le Cameroun s’est doté en 2013 d’un cadre budgétaire à moyen terme conforme à la directive de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC) sur les budgets programmes. Ce cadre budgétaire qui est aligné sur le document de stratégie pour la croissance et l’emploi (DSCE 2010-20) met l’accent sur la croissance et l’emploi et oriente les actions vers le développement des infrastructures à travers la mise en oeuvre de grands projets structurants dans les domaines de l’énergie, du transport et des télécommunications. Outre ces actions qui concourent à réduire les coûts des facteurs de production, des mesures visant à promouvoir la modernisation de l’appareil de production, notamment dans le secteur agricole (usine de montage des tracteurs d’Ebolowa) et le développement des industries manufacturières (crédit-bail) ont étémises en oeuvre. L’objectif visé est d’organiser l’exploitation judicieuse des ressources naturelles, notamment dans les domaines agro-sylvo-pastoraux et halieutiques, par un accroissement de la chaîne de valeur des filières porteuses (coton-textile-confection, bois, cacao, caoutchouc, etc.) à travers la promotion de l’agro-business. Cette stratégie contribue à la soutenabilité fiscale, par la réduction de la forte dépendance des recettes d’exportation aux cours du pétrole. Par ailleurs, elle vise au renforcement de la compétitivité en vue d’engranger des parts supplémentaires demarché dans le commerce intra-régional. Le désenclavement externe, par la densification du réseau routier vers les grands centres de consommation sous-régionaux, en zone CEMAC et versle Nigeria, devrait y contribuer.

Au plan politique, la bonne tenue des élections couplées (municipales et législatives) conforte la stabilité socio-politique dans un contexte de crise régionale, politique et sécuritaire. Ces scrutins consacrent une nouvelle redistribution des rôles entre l’opposition et le camp présidentiel qui détient toutefois, la majorité confortable au Parlement et pourrait légiférer sans risque.

Tableau 1 : Indicateurs Macroéconomiques

 20122013(e)2014(p)2015(p)
Croissance du PIB4.44.955.1
Taux de croissance du PIB réel par habitant1.92.42.52.7
Inflation2.42.32.52.5
Solde budgétaire (% PIB)-1.9-3.7-4.1-4.6
Compte courant (% PIB)-3.3-3.3-3.4-3.6

Source : Données des administrations nationales ; calculs des auteurs pour les estimations (e) et les prévisions (p).

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