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Le paysage financier en Afrique a considérablement évolué depuis 2000. Les apports privés extérieurs que sont les investissements et les transferts des migrants tirent désormais la hausse des financements extérieurs. Les investissements étrangers devraient ressortir à 73.5 milliards de dollars (USD) en 2015, sous-tendus par les opérations dans des projets nouveaux réalisées par l’Afrique du Sud, la Chine et l’Inde. Les investissements directs étrangers (IDE) se diversifient au profit des biens de consommation et des services et ne sont plus uniquement dirigés vers les ressources minérales. Ils s’orientent par ailleurs davantage vers les grands centres urbains pour satisfaire les attentes d’une classe moyenne en plein essor. L’emprunt souverain de l’Afrique atteint des sommets. Les transferts des migrants ont été multipliés par six depuis 2000 et devraient ressortir à 64.6 milliards USD en 2015, avec comme principaux bénéficiaires l’Égypte et le Nigéria. L’aide publique au développement (APD) devrait, quant à elle, retomber à 54.9 milliards USD et continuer sur cette tendance baissière. Plus des deux tiers des économies d’Afrique subsaharienne – dont la majorité sont des pays à faible revenu – recevront moins d’aide en 2017 qu’en 2014. Malgré les nettes avancées obtenues depuis dix ans en matière de collecte des recettes fiscales, la mobilisation des ressources intérieures reste limitée. Le financement des objectifs de développement pour l’après-2015 dépendra de l’aptitude des décideurs africains et de la communauté internationale à mobiliser ces différentes options de financement et à exploiter leur potentiel pour lever des fonds supplémentaires.

Figure 2.3 Sources des investissements dans des projets nouveaux en Afrique (par nombre de projets), 2003-08 et 2009-14

Figure 2.3 Sources des investissements dans des projets nouveaux en Afrique (par nombre de projets), 2003-08 et 2009-14

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