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Les apports financiers extérieurs et les recettes fiscales exercent une influence grandissante sur les perspectives de développement et de croissance économique de l'Afrique. Les apports financiers extérieurs ont quadruplé depuis 2000 et devraient dépasser la barre des 200 milliards de dollars (USD) en 2014. Leur composition a progressivement évolué, les investissements étrangers et les transferts de migrants en provenance de pays non membres de l'OCDE sous-tendant cette tendance positive. Le rétablissement des investissements étrangers - directs et de portefeuille - depuis la crise économique de 2009 est désormais achevé et l'on s'attend à un niveau record de 80 milliards USD en 2014, qui ferait de ces flux la première source d'apports financiers à l'Afrique. Si les pays riches en ressources continuent d'être la destination privilégiée des investissements directs étrangers en Afrique, les industries manufacturières et les services gagnent du terrain, avec plus de 750 opérations dans des projets nouveaux. Suivant en cela une tendance amorcée en 2009, les transferts officiels des migrants ont continué à augmenter et devraient atteindre 67.1 milliards USDen 2014. À l'inverse, la part de l'aide publique au développement (APD) dans le total des apports extérieurs est en recul, de 38 % en 2000 à 27 % en 2014 (pour un montant estimé à55.2 milliards USD). Malgré tout, l'APD reste la principale source de financement extérieur pour les pays africains à faible revenu. Les recettes fiscales, en hausse constante, ne doivent pas être considérées comme une alternative à l'aide étrangère mais comme une composante des recettes publiques qui augmentent à mesure que les pays se développent. Elles ont atteint 527.3 milliards USD en 2012.

Figure 2.1 Total des apports financiers extérieurs à l’Afrique (en milliards de dollars courants)

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