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Analyse thématique : Transformation structurelle et ressources naturelles

Auteurs: Dominique Puthod , Lauréline Pla , Glenda Gallardo

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  • La Guinée équatoriale n’est pas sortie de la récession où l’ont plongée en 2013 la baisse des cours du pétrole et le recul de sa production d’hydrocarbures.
  • Le maintien des équilibres budgétaires l’amène à puiser dans ses réserves accumulées auprès des banques extraterritoriales et de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC).
  • La politique de développement spatial de la Guinée équatoriale vise à exploiter les complémentarités économiques d’un territoire physique dispersé.

Fortement dépendante de la production d’hydrocarbures, l’économie équato-guinéenne est entrée dans une phase de récession économique en 2013 suite à la baisse de sa production de gaz et de pétrole, plusieurs gisements étant venus à maturité. L’entrée en production de nouveaux champs n’a pas suffi à compenser la baisse en valeur de la production de pétrole brut dans le contexte mondial de baisse des cours. La croissance a par conséquent été de nouveau négative en 2014, avec un déficit de 2.1 %. Les activités hors hydrocarbures occupent une place très secondaire dans l’économie. Elles ont toutefois démontré un certain dynamisme, notamment dans le secteur de la construction. Faute de données fiables, il est hasardeux d’avancer des perspectives de croissance précises pour 2015 et 2016. Le produit intérieur brut (PIB) devrait fortement se contracter en 2015, sous l’effet de la baisse persistante de la production d’hydrocarbures et de celle, parallèle, des investissements publics dans les infrastructures. Le PIB pourrait reculer de 8.7 % en 2015, avant de rebondir en 2016 (+ 1.9 %).

L’année 2014 a été marquée par la tenue en février à Malabo du « Forum Guinée équatoriale émergente ». Cet événement, témoin de la volonté affichée par les autorités équato-guinéennes de diversifier l’économie, a attiré près de 300 investisseurs étrangers. Les autorités avaient lancé en 2008 un Plan national de développement économique et social (PNDES), avec un « agenda pour une diversification des sources de la croissance » à l’horizon 2020. La première phase (2008-12) du PNDES a permis la réalisation d’infrastructures routières, portuaires et aéroportuaires, le développement du réseau électrique et la construction de logements et de bâtiments publics financés en très large partie par les recettes tirées des hydrocarbures. Si les investissements publics ont commencé à diminuer en 2013, conformément au calendrier du PNDES, les engagements liés aux chantiers en cours demeurent considérables pour les cinq années à venir. Étant donnée la baisse des recettes pétrolières amorcée depuis 2013, les autorités ont été amenées à puiser dans les ressources externes disponibles qu’elles avaient engrangées sous forme de réserves officielles à la BEAC et de dépôts dans des banques extraterritoriales (offshore) ou nationales. La baisse continue de la production pétrolière du pays et la faiblesse mondiale des cours du pétrole devraient contraindre les autorités à continuer de puiser dans leurs réserves au risque de les voir s’épuiser.

Afin de diversifier les bases de son économie et d’exploiter les potentialités du pays, la Guinée équatoriale met en oeuvre une politique de développement spatiale ambitieuse. Les projets en cours visent à développer des pôles de croissance dans tout le pays, reliés par des infrastructures routières importantes. L’aménagement de métropoles urbaines, notamment de la ville d’Oyala dans la partie continentale, permettra également de proposer aux populations des logements de qualité, assortis de l’accès à l’eau et à l’électricité, ainsi qu’aux services publics tels que la santé et l’éducation.

Tableau 1 : Indicateurs Macroéconomiques

 20132014(e)2015(p)2016(p)
Croissance du PIB-4.8-2.1-8.71.9
Taux de croissance du PIB réel par habitant-7.6-4.9-11.4-0.8
Inflation3.23.63.93.4
Solde budgétaire (% PIB)-4.5-7.2-7.9-8.1
Compte courant (% PIB)-8.1-9.9-8.4-7.7

Source : Données des administrations nationales ; calculs des auteurs pour les estimations (e) et les prévisions (p).

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