L’imposition indirecte en Afrique
L’impôt indirect est constitué de taxes sur la consommation perçues au nom du gouvernement par les acteurs économiques. Il inclut la TVA, la taxe sur les ventes et les droits d’accise. La figure 13 montre que durant la dernière décennie, la part de ce type de contribution sur l’ensemble du PIB a légèrement reculé en Afrique. Cette tendance se dégage lorsque les données de chaque pays sont pondérées en fonction de la taille de l’économie. Les nations qui ont recouru de manière importante à ce type de taxation sont : l’Afrique du Sud, le Burkina Faso, le Burundi, Djibouti, le Kenya, le Lesotho, la Mauritanie, l'île Maurice, le Maroc, le Mozambique, le Rwanda, le Sénégal et la Zambie. Comme on le voit sur le diagramme, les pays à faible revenu semblent faire davantage usage de cette méthode que ceux qui sont légèrement plus riches.
Les pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure, c’est-à-dire ceux dont le revenu par habitant est compris entre 3 856 et 11 905 USD s’approchent des niveaux de l’OCDE en termes de part des impôts indirects dans le revenu national. Les pays à faible revenu se sont remarquablement bien comportés : ils ont comblé l’écart qui les séparait des pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure depuis 1996. Les Perspectives montrent que l’Angola prévoit d’introduire une TVA en 2010, alors que le Libéria et São Tomé-et-Principe s’interrogent sur l’opportunité de son introduction.
Thématique 2011
Quelles politiques les économies africaines doivent-elles mettre en oeuvre pour tirer avantage du renforcement de leurs relations avec les économies émergentes ? Ecoutez l'avis d'experts de tous horizons (en anglais).
Enquête sur les dépenses fiscales
Jean-Philippe Stijns, co-author of the "Public Resource Mobilisation" study, highlights Morocco's practices while observing their taxation policies.



