Renforcer les compétences des organismes réglementaires
pour régler les litiges entre opérateurs fixes et mobiles
La libéralisation du marché des télécommunications en Afrique subsaharienne a attisé la concurrence pour l’offre de services de communication et leur tarification. Mais faute d’outils réglementaires adaptés, les nouveaux organismes chargés de la régulation sont mal équipés pour servir d’arbitre dans les litiges, de plus en plus fréquents, qui opposent les opérateurs à propos de l’interconnexion.
La Banque mondiale a conçu un modèle* pour permettre aux organismes de régulation et aux opérateurs d’Afrique subsaharienne de disposer d’un outil réglementaire solide capable de déterminer avec précision les coûts de l’interconnexion et de faciliter ce faisant le règlement de litiges longs et coûteux entre opérateurs de téléphonie fixe et leurs homologues de téléphonie mobile. Reposant sur une modélisation des coûts de type FL-LRIC (coût différentiel prospectif à long terme), cet outil a permis de fixer le tarif de terminaison d’appel dans six pays africains entre 2002 et 2007 et a servi à 18 organismes africains de régulation pour développer leurs compétences.
(*) Gille, L., P. Noumba Um, C. Rudelle et L. Simon (2002), “A Model for Calculating Interconnection Costs in Telecommunications”, Banque mondiale (« Un modèle de calcul des coûts d’interconnexion »).
Source : Laurent Gille, professeur, Télécom ParisTech, et Paul Noumba Um, économiste en chef, unité d’appui économique, Région Moyen-Orient et Afrique du Nord, Banque mondiale.
Thématique 2011
Quelles politiques les économies africaines doivent-elles mettre en oeuvre pour tirer avantage du renforcement de leurs relations avec les économies émergentes ? Ecoutez l'avis d'experts de tous horizons (en anglais).
Enquête sur les dépenses fiscales
Jean-Philippe Stijns, co-author of the "Public Resource Mobilisation" study, highlights Morocco's practices while observing their taxation policies.



