Franchir les obstacles commerciaux Nord-Sud grâce aux TIC

Les TIC permettent aux hommes comme aux organisations de travailler à distance avec plus d’efficacité, de coordonner plus étroitement leurs activités et de réunir sur une plateforme unique différentes sources d’information. Ces atouts sont de plus en plus utiles dans le cas d’échanges internationaux impliquant des procédures d’import-export complexes.

Depuis dix ans, les pays en développement participent davantage au commerce international. Les échanges de l’Afrique ont ainsi atteint 424 milliards USD en 2007 – une augmentation de 16 pour cent par rapport à 2006 – qui sont venus doper les rentrées financières et la croissance économique du continent. Microsoft est convaincu qu’un meilleur accès des pays en développement aux technologies facilitera les échanges, permettra aux bonnes pratiques de s’enraciner et finira par faire tomber les obstacles Nord-Sud.

Au Sénégal, l’entreprise TIC Gainde 2000 a mis au point Orbus, une interface unique dématérialisée faisant appel à la technologie Microsoft pour faciliter les formalités de pré-dédouanement en interconnectant les différents services de l’État, les banques, les importateurs et les exportateurs. En optant dès le départ pour les meilleures infrastructures disponibles, le Sénégal a su créer une plateforme douanière totalement dématérialisée et parfaitement sûre et optimiser ce faisant les échanges commerciaux du pays avec le reste du monde. Ce système est en cours d’introduction au Kenya.

Un autre partenaire de Microsoft – TradeFacilitate – a mis au point une plateforme électronique de modernisation des systèmes douaniers existants – comme Sydonia, le système douanier automatisé de la Cnuced, introduit dans les années 1970 – pour les adapter aux dernières normes technologiques en matière de commerce dématérialisé et progresser en termes d’infrastructures. Cette plateforme est ouvertement ciblée sur les PME des pays en développement, de l’Afrique à l’Asie du Sud-est en passant par l’Amérique latine, afin qu’elles puissent profiter des derniers outils technologiques disponibles et répondre aux normes de commerce dématérialisé imposées par les États-Unis et l’UE. Un programme africain et de coopération économique (APEC) sera inauguré en 2009 avec le groupe CP3 de l’UE sur les importations et exportations dématérialisées des PME. Un premier projet pilote a été lancé en Éthiopie en avril 2008 pour les entreprises exportatrices du pays. Le groupe CP3 estime que, grâce à la plateforme TradeFacilitate, le délai entre la transmission initiale de données par un exportateur et la réception de l’autorisation d’exportation sera ramené à quelques minutes, au lieu des 30 jours de procédures écrites actuellement nécessaires. Le groupe CP3 indique que, sans cette technologie, les exportations éthiopiennes, d’une valeur de 923 millions USD, pourraient être mises en péril d’ici 2011 et que 400 exportateurs éthiopiens sont censés accéder à la solution électronique d’ici au 1er juillet 2009. Le Taipei chinois, la Thaïlande et le Vietnam envisagent d’opter à leur tour pour cette plateforme.

Avec le développement des compétences TIC dans le monde, de plus en plus d’applications innovantes sont mises au point localement pour répondre aux besoins spécifiques des pays en développement qui leur sont donc immédiatement utiles. C’est aussi l’occasion pour les pays du Nord d’apprendre des pays du Sud. Au Kenya, le partenaire de Microsoft Virtual City Ltd. a mis au point un système unique de traçabilité RFID pour aider les éleveurs du pays à établir des dossiers sur le passé vétérinaire et les différents lieux de séjour de chaque bovin destiné aux marchés d’exportation. Grâce à l’introduction d’une puce bon marché dans la panse de chaque animal et à la numérisation des données nécessaires, les fermiers kenyans répondent désormais aux règles de traçabilité de l’UE – accédant ce faisant à un marché qui leur avait été fermé. Un tel système pourrait être facilement adapté à d’autres pays.

Avec l’évolution des systèmes commerciaux mondiaux, les grands partenaires que sont les États-Unis et l’UE imposent des normes de plus en plus strictes sur les importations. La technologie aidera les pays en développement à s’y conformer, gagnant ce faisant un accès continu aux marchés et préservant tout leur potentiel compétitif à long terme.

Source : Frank McCosker, directeur général, Global Strategic Accounts, Microsoft.

 

L' exemple du Maroc


Jean-Philippe Stijns
, co-author of the "Public Resource Mobilisation" study, highlights Morocco's practices while observing their taxation policies.

Consultez les notes-pays de 50 des 53 pays d’Afrique. Chaque note comprend un synopsis de la performance économique générale du pays.