Certains pays élaborent aussi des programmesintégrés à destination du secteur informel, quiconjuguent l’accès au crédit à une formation adaptéeet accessible de courte durée. Il s’agit d’encouragerl’innovation et d’améliorer les performances et depermettre ainsi à ceux qui réussissent le mieux derejoindre progressivement le secteur formel. Le Rwandaa consenti de gros efforts pour rehausser la valeurajoutée, les compétences et l’apprentissage technologiquedans l’agriculture de subsistance dont une majorité deRwandais dépendent actuellement pour vivre. Le projetPEARL, dans la filière du café, est un exemple derapprochement entre producteurs de café qui a débouchésur la constitution d’une coopérative et de partenariatsavec les établissements de recherche et de formation.

Dans le cadre d’un partenariat stratégique avecl’OIT, la BAfD a mis au point un cadre de soutien auxfemmes chefs d’entreprise. Ce système (encadré 29) aété adapté et testé dans plusieurs pays. Il s’agit derenforcer les aptitudes techniques des femmes chefsd’entreprise. Le cadre s’intéresse avant tout auxcompétences de gestion mais aussi aux aspects techniquesqui favorisent le développement de l’entreprise et l’accès aux marchés d’exportation. Chaque femme d’affairesbénéficie d’une formation adaptée à ses besoinsspécifiques, préalablement évalués. Selon les besoins etla demande, la formation porte sur un ou plusieurs deces thèmes : gestion des entreprises et planification ;gestion financière et relations avec les banques ; etmarketing et accès aux marchés. D’autres matièrespeuvent aussi être abordées, en fonction des besoins :transfert de technologie, amélioration de la productivitéet développement, ou réseautage.