Le développement des compétences techniques etprofessionnelles (DCTP) se heurte en Afrique à demultiples obstacles qui limitent ses effets et contrarientson développement. Les difficultés ne naissent pasuniquement du manque de ressources : la manièredont les moyens disponibles sont effectivement utiliséscompte aussi.
On ne peut que constater l’insuffisance ou l’absencede liens à différents niveaux dans plusieurs pays africains :entre la politique de développement du pays et le rôledu DCTP ; entre les besoins en compétences del’industrie et les programmes scolaires ; entre lesétablissements d’ETFP et les universités ; ou encore entrela formation formelle et la formation en entreprise oula formation informelle. Dans certains pays, plusieursministères et agences se partagent la responsabilité duDCTP (encadré 17), mais les acteurs agissent souventsans se concerter et n’appartiennent pas à un systèmeglobal de développement des ressources humaines. Cedéfaut d’approche stratégique cohérente du secteur provoque la fragmentation des efforts, un gâchis desressources, et, partant, il empêche les acteurs privés etles donneurs de fonds de contribuer efficacement audéveloppement des compétences techniques.
Dans le droit fil des réformes de la fonctionpublique, bien des pays ont décidé la remise à plat deleur système de DCTP afin de le rendre à la fois plusefficace et plus opérationnel.Toutes les bonnes pratiqueset stratégies observées associent la formation à l’emploi(salarié ou indépendant).Dans certains cas, les réformesdu DCTP ont été lancées depuis suffisammentlongtemps pour que l’on puisse en retirer des premièresleçons. Les expériences réussies en Afrique indiquentque les stratégies de DCTP doivent s’appuyer sur unprojet clair, être totalement intégrées dans les stratégieset les plans d’action pour le développement et la luttecontre la pauvreté, et privilégier les secteurs auxdébouchés prometteurs. Dans la majorité des paysafricains dont l’activité repose essentiellement sur lesecteur informel, les réformes du DCTP doiventreconnaître et approfondir le développement descompétences liées à la gestion ou à l’esprit d’entreprise.Pour réussir, toute stratégie doit bénéficier d’un environnement porteur permettant un suivi, uneévaluation, un financement et une réglementation. Les partenariats avec le secteur privé, les employeurset la société civile prennent une importance croissantepour mobiliser des moyens supplémentaires pour lefinancement du DCTP, assurer la pertinence desformations et promouvoir l’apprentissage tout au longde la carrière.
L' exemple du Maroc
Jean-Philippe Stijns, co-author of the "Public Resource Mobilisation" study, highlights Morocco's practices while observing their taxation policies.
Useful links
- OECD Development Centre
- OECD
- African Development Bank
- UNECA
- World Bank
- United Nations
- Proparco's magazine
Private Sector and Development
Consultez les notes-pays de 50 des 53 pays d’Afrique. Chaque note comprend un synopsis de la performance économique générale du pays.



