Dispositifs de partage des coûts
Traditionnellement, les droits de scolarité dansles centres d’ETFP sont largement subventionnés etne contribuent que très peu à la couverture des coûts.Cela peut créer de graves contraintes budgétaires,surtout si les ressources publiques sont limitées.Certains pays ont, à l’image de l’Afrique du Sud,introduit des dispositifs de partage des coûts, en faisantacquitter par les stagiaires ou les étudiants des fraisde formation. Si certains pays ont opté pour lagénéralisation des frais obligatoires, les centres deformation ont ailleurs la possibilité de fixer leur niveauen toute autonomie. Dans le premier cas, les fraisperçus par les établissements publics reviennent àl’État, de sorte que ces établissements ne sont guèreincités à concevoir des formations axées sur les marchésqui pourraient leur rapporter des fondssupplémentaires. La seconde solution a fait ses preuvesdans plusieurs pays d’Afrique.
Les stagiaires contribuent généralement dans ce casau financement de leur formation par le versement dedroits d’inscription (couvrant une part sensible du coûtréel de la formation), pour lesquels ils souscrivent unemprunt. Ailleurs, comme le propose l’Éthiopie, ilspeuvent acquitter une taxe une fois leur diplôme obtenu.Une contribution financière peut inciter les intéressésà prendre leur formation plus au sérieux.Des enquêtesréalisées au Ghana ont révélé que les participants auxsessions de formation à l’esprit d’entreprise organiséesgratuitement par l’État se montraient régulièrementles moins motivés, avec dans certains établissements destaux d’abandon proches de 60 pour cent.
Cela dit, les politiques de partage des coûts peuventécarter les élèves défavorisés si aucune disposition n’estprise pour évaluer les besoins de chacun et aider lesplus pauvres à surmonter les obstacles financiers. Cettesituation peut être améliorée par des subventionsciblées à l’intention des groupes vulnérables, sous laforme de bourses ou de réductions. La BAfD financeau Kenya un projet conçu pour améliorer le systèmeactuel de bourses du pays mais aussi pour proposer unsoutien direct aux élèves défavorisés des écolessecondaires du pays – qu’il s’agisse des orphelins dusida ou des filles et des garçons originaires descommunautés démunies des régions arides et semiarides,comme ces communautés nomades difficiles àtoucher. Bien entendu, un nombre excessif debénéficiaires risquerait de créer une véritable contraintesur les budgets publics. Il faut donc adopter des critèresde sélection pertinents pour arriver à concilier objectifséconomiques et objectifs sociaux. Mais ces critèresdevront tenir compte des multiples aspects de lapauvreté : le niveau de revenu, notamment, mais aussiles possibilités d’accès à l’information. Il est donc vitalque le choix des critères repose sur des stratégiesd’élargissement, pour toucher les groupes cibles lesplus défavorisés.
Thématique 2011
Quelles politiques les économies africaines doivent-elles mettre en oeuvre pour tirer avantage du renforcement de leurs relations avec les économies émergentes ? Ecoutez l'avis d'experts de tous horizons (en anglais).
Enquête sur les dépenses fiscales
Jean-Philippe Stijns, co-author of the "Public Resource Mobilisation" study, highlights Morocco's practices while observing their taxation policies.



