En dépit de l’importance accordée par de nombreuxgouvernements au DCTP, le système de formationreste largement sous-financé en Afrique. D’une manièregénérale, l’enseignement des compétences techniqueset professionnelles et, plus particulièrement, l’ETFPformel, sont des services onéreux, car les locaux, lematériel, les équipements et leur maintenance sontcoûteux.
En moyenne, les budgets de l’éducation réservent2 à 6 pour cent pour le DCTP et, le plus souvent, cessommes concernent pratiquement exclusivementl’ETFP formel. Les contraintes budgétaires des Étatsont sérieusement pesé sur l’aptitude des pouvoirs publicsà assurer un financement adéquat et durable desétablissements publics de formation. Parallèlement,dans de nombreuses entreprises, les budgets deformation sont loin d’être prioritaires, ce qui expliquela rareté des formations organisées55. Le soutien desdonneurs à la formation a par ailleurs été irrégulier et insuffisant pour améliorer sa qualité et son offre.Outreune pénurie généralisée de moyens, le financement del’ETFP formel reste largement fragmentaire et morcelé.Le marché privé de la formation ne fonctionne pasdans le même cadre financier que les prestataires publics.Les pays africains sont donc confrontés à deuximpératifs : augmenter les ressources allouées à laformation et optimiser l’utilisation des moyens existants.
Ils s’orientent vers une plus grande diversificationdes sources de financement pour assurer ledéveloppement des compétences (partage des coûts, taxeprofessionnelle et rémunérations du service) ainsi quevers un développement du marché privé de la formation,une concurrence accrue entre prestataires publics etprivés et des incitations à augmenter et améliorer laformation dans les entreprises. Mais dans le mêmetemps, l’État conserve un rôle primordial pour concevoirdes mécanismes de soutien financier afin d’améliorerl’accès des populations pauvres, défavorisées etvulnérables.Toute la difficulté consiste à combiner cesmécanismes de financement dans un cadre intégré quigarantisse des contributions équitables de l’État, descollectivités locales, de l’industrie et des stagiaires euxmêmes. Les autorités nationales en charge de laformation qui font leur apparition dans plusieurs paysafricains sont de plus en plus considérées comme desorganismes de tutelle responsables de l’intégration desdifférents mécanismes de financement56. Dans cecontexte, l’adoption de politiques et de plans d’actionsectoriels pour identifier les objectifs et les moyensfinanciers disponibles pour les atteindre devientindispensable, afin d’améliorer la transparence et lalisibilité des systèmes, en faire des valeurs sûres et,partant, les rendre plus attractifs aux yeux des partenairestechniques et financiers – donneurs, associationsprofessionnelles et industrie.
L' exemple du Maroc
Jean-Philippe Stijns, co-author of the "Public Resource Mobilisation" study, highlights Morocco's practices while observing their taxation policies.
Useful links
- OECD Development Centre
- OECD
- African Development Bank
- UNECA
- World Bank
- United Nations
- Proparco's magazine
Private Sector and Development
Consultez les notes-pays de 50 des 53 pays d’Afrique. Chaque note comprend un synopsis de la performance économique générale du pays.



