1. cf., en particulier, Goldstein et autres (2006), Cnuced (2010), UN-OSAA (2010) et BAfD (à paraître).
  2. cf. Kharas (2010) pour une analyse de l'émergence de la classe moyenne dans les pays en développement.
  3. Les différences frappantes entre les données relatives aux IDE des différentes sources donnent une idée des difficultés que présente l'analyse de ces flux : le ministère du Commerce extérieur chinois évoque 390.3 millions de dollars US d'IDE chinois vers le Nigeria en 2007 ; pour la même année, le Nigerian Investment Promotion Council estime ce montant à 43.4 millions de dollars US en provenance de la Chine. Les chiffres communiqués par différentes autorités chinoises sont eux-mêmes contradictoires : Deborah Brautigam souligne qu'officiellement, le volume des IDE de la Chine vers le Nigeria est évalué à 795.91 millions de dollars US en 2008 par le ministère du Commerce extérieur, alors que le conseiller économique chinois parle de 7.24 milliards de dollars US (Blog de D. Brautigam  : China in Africa Real story : http://www.chinaafricarealstory.com/2010/02/chinese-investment-in-africa-whats-real.html)
  4. Par exemple, Indian Railways (Rites – Rail India Technical and Economic Services) et Ircon ont signé un accord avec Sudan Railways pour le développement complet du réseau ferré soudanais. En 2004, Bharat Heavy Electricity Ltd (BHEL) a signé un contrat pour construire une centrale électrique thermique de 500 MW au Soudan, pour un coût de 457 millions de dollars US. ICSA Ltd (Inde) a conclu un accord avec la National Electricity Corporation du Soudan pour l'exécution d'un projet clé en mains de 139.95 millions de dollars US (2006).
  5. Ce seuil (10 millions de dollars US) a été choisi empiriquement pour illustrer l'étendue de la répartition correspondante. 10 millions de dollars US équivalent à 1 million de dollars US/secteur si les flux étaient répartis équitablement entre les différents secteurs.
  6. Nous utilisons des déflateurs distincts pour les exportations et les importations de l'Afrique calculées par le FMI. Les déflateurs utilisés ont pour année de base 2000 (2000 = 100).
  7. Ce seuil (53 millions de dollars US) a été choisi empiriquement pour illustrer l'étendue de la répartition correspondante. 53 millions de dollars US équivalent à 1 million de dollars US/secteur multiplié par 53 pays africains (si les flux sectoriels étaient répartis équitablement entre les différents pays).
  8. Nous utilisons des déflateurs distincts pour les exportations et les importations de l'Afrique calculées par le FMI. Les déflateurs utilisés ont pour année de base 2000 (2000 = 100).
  9. ComTrade compte dix secteurs : (0) aliments & animaux vivants ; (1) boisson et tabac ; (2) matières premières (hors nourriture et carburants) ; (3) minéraux, carburants et lubrifiants ; (4) huile, graisse, cire végétale et animale ; (5) produits chimiques ; (6) produits manufacturés ; (7) machines et équipement de transport ; (8) divers articles manufacturés ; (9) autres matières premières raffinées. Les colonnes sont classées en fonction du degré moyen de sophistication industrielle.
  10. Méthodologie de l'enquête sur les acteurs : lors de leurs recherches de données à des fins d'évaluation économique et de projections macro-économiques, les auteurs des notes pays recueillent des informations auprès des Offices nationaux de la statistique et réalisent des interviews auprès des autorités publiques et des représentants du secteur privé, de la société civile et des organisations internationales. Cette année, une enquête spéciale a été réalisée pour recueillir et comparer les résultats des entretiens avec les acteurs de l'Afrique au sujet des activités des partenaires émergents. Les réponses ont été collectées pour 40 pays représentant 83 % de la population africaine et 92 % du PIB du continent. Cette enquête a recours à des mesures qualitatives sur une échelle de 5 points dont le but est de fournir des indicateurs subjectifs. Lorsque cela était possible, les réponses ont été pondérées en fonction du PIB et/ou de la population.
  11. Prahalad (2005) : « Les quatre millions de personnes qui vivent avec moins de 2 dollars US par jour. »
  12. Les IDE reflètent l’objectif, pour une entité résidente dans une économie, qui consiste à obtenir un intérêt/une participation durable dans une entité résidant dans une économie autre que celle de l’investisseur (définition de référence de l’OCDE). Cet intérêt durable implique l’existence d’une relation à long terme entre l’investisseur direct et l’entreprise, et un degré important de pouvoir décisionnel sur la gestion de l’entreprise. Pour de plus amples détails, cf. International Direct Investment Statistics, OCDE.
  13. Les États fournissent des crédits officiels à l’exportation par le biais d’Agences de crédit à l’exportation (ACE), pour soutenir les exportateurs nationaux qui cherchent à vendre à l’étranger. Les ACE accordent des crédits à des acheteurs étrangers, soit directement, soit via des institutions de financement privé bénéficiant de leur garantie ou de leur caution. Elles peuvent être des institutions publiques ou des entreprises privées agissant au nom de leur État.
  14. La conversion de RMB vers dollars US a été réalisée sur la base du taux de change officiel de la base de données WDI de la Banque mondiale.
  15. www.oecd.org/document/36/0,3746,en_2649_34621_44173540_1_1_1_1,00.html et www.iprcc.org/front/article/article-list.action.
  16. Un centre hospitalier d’un montant de 8 millions de dollars US construit il y a quatre ans par la China Overseas Engineering Group Company à Luanda a dû évacuer 150 patients après la découverte de fissures dans le bâtiment.
  17. Le développement des capacités sur la base d’une coopération trilatérale ne doit pas se limiter aux pays en développement : les pays développés conduisant souvent des politiques définies selon leur point de vue, celles-ci peuvent nuire au développement des pays en développement ; « il est nécessaire de sensibiliser et de renforcer les capacités des pays développés, afin que les acteurs sur le terrain prennent mieux conscience de la perspective des pays développés » (CUTS-CITEE, 2005).
  18. Chaînes de valeur mondiales : « La gamme complète des activités requises pour qu’un produit ou un service franchisse toutes les étapes de la conception jusqu’à l’élimination après usage, en passant par les phases intermédiaires de production et de mise à disposition des consommateurs » (Kaplinsky, 2000) ; ou « Processus de spécialisation et de fragmentation géographique croissantes de la production, les parties les plus intensives en main-d'œuvre étant transférées aux pays en développement » (Cattaneo et al., 2010).
  19. Les produits manufacturés se définissent ici par l’agrégation des secteurs suivants de ComTrade : (6) produits manufacturés ; (7) machines et équipements de transports ; (8) divers articles manufacturés ; (9) autres matières premières raffinées. Ces colonnes sont classées par degré moyen de sophistication industrielle.
  20. Les ZES se définissent généralement comme des zones géographiques délimitées administrées par une seule entité, et offrant certaines incitations (généralement, une exemption de droits sur les importations et des procédures simplifiées en douanes, par exemple) aux entreprises qui viennent s’y installer (Banque mondiale, 2008).
  21. Le FMI a fait pression pour améliorer la transparence des contrats, en convertissant les remboursements en termes monétaires, comme dans le cas de l’aéroport de Nouakchott en Mauritanie.
  22. Il y a un changement de logique entre les deux initiatives : là où l’initiative PPTE ne visait qu’à réduire la dette à un niveau supportable, l’IADM vise à l’annulation totale de l’encours de la dette multilatérale fin 2003 ou 2004 suivant les institutions (Raffinot, 2008). Pour les pays qui ont bénéficié de l’initiative PPTE plus tardivement, l’IADM intervient directement au point d’achèvement. Pour le détail de la situation des pays africains par rapport aux initiatives de réduction de dette PPTE et IADM, voir Dahoun et Raffinot (ibid.) et www.africaneconomicoutlook.org.
  23. Voir IMF (2010a et b).
  24. D’après le bulletin statistique du ministère des Finances éthiopien : Federal Republic of Ethiopia (2010). Ces chiffres semblent ne pas comprendre une dette au titre d’un crédit-fournisseur due à l’entreprise chinoise ZTE de plus d’un milliard de dollars US. Deux autres prêts à taux de marché ont par ailleurs été accordés par la Chine en 2010 pour près de 700 millions de dollars US. Les conditions financières de ces prêts, accordés sous la forme de “packages”, ne sont pas connues.
  25. Suite à la réforme de novembre 2010, qui devrait devenir effective en 2012, la  Chine devient le troisième plus gros actionnaire du FMI (6.394 % des quotas), tandis que le Brésil (2.316 %), l’Inde (2.751 %) et la Russie (2.706 %) font leur entrée dans les dix principaux actionnaires. Malgré cette réforme la Chine, devenue la deuxième économie mondiale avant le Japon, aura encore un quota et des droits de vote inférieurs à celui-ci, qui disposera de 6.46 % des quotas.
  26. Le thème central est donc la maîtrise. En ce sens, cette définition reprend celle suggérée par Whitfield (2008, p. 4) qui voit l’appropriation comme le « degré de maîtrise que les États bénéficiaires sont à même d’assurer sur les effets de la politique publique mise en œuvre ».
  27. Cette figure représente graphiquement les réponses à la question suivante : « Dans quelle mesure chacune des parties prenantes ci-dessous intervient-elle dans le partenariat avec les partenaires émergents ? »
  28. Voir Zimmermann et McDonnell (2008).
  29. « China, South Africa upgrade relations to "comprehensive strategic partnership" », Xinhua News, 24 août 2010, http://news.xinhuanet.com/english2010/china/2010-08/24/c_13460144.htm
  30. Sous la pression de l’expiration de la dérogation de l’OMC couvrant les préférences unilatérales de l’Accord de Cotonou, en décembre 2007, des APE intérimaires avec les PRI ont été conclus à titre de jalons en vue de la conclusion d’APE complets.

Thématique 2011

Quelles politiques les économies africaines doivent-elles mettre en oeuvre pour tirer avantage du renforcement de leurs relations avec les économies émergentes ? Ecoutez l'avis d'experts de tous horizons (en anglais).

Enquête sur les dépenses fiscales


Jean-Philippe Stijns
, co-author of the "Public Resource Mobilisation" study, highlights Morocco's practices while observing their taxation policies.